00:00
Europe 1 La libre antenne
00:14
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre libre antenne de ce week-end afin de partager encore une fois les moments les plus forts de la libre antenne, les plus émouvants, les plus remuants. Jusqu'à une heure du matin, vous pouvez composer le 01 80 20 39 21 01 80 20.
00:35
à ce que vous entendez sur l'antenne. Belle émission, chers amis.
00:57
Bonsoir Marc.
00:58
Bonsoir Valérie.
01:00
Alors je vous écoute Marc. De quoi voulez-vous nous parler ce soir ?
01:04
Écoutez, moi j'ai 75 ans. Oui. Je suis né en Algérie de culture juive. Donc les grandes familles. Je suis né à Orléansville. Et j'ai 4 enfants.
01:26
Et j'ai eu, il y a peut-être deux mois, mon 16e petit enfant. Ah, félicitations.
01:35
Mazel Tov.
01:37
Oui, exactement, Mazel Tov. Bon, écoutez... Beaucoup de monde autour de vous, beaucoup de monde autour de vous. Alors, finalement, non, parce que je suis dans le sud de la France et chacun est à droite ou à gauche. Vous voyez, là, c'est... C'est une semaine sainte, c'est judéo-chrétienne, comme tous les ans, ça tombe en même temps. Et mon grand-fils est au Maroc, avec sa campagne à Marrakech. Mon second-fils est à Paris.
02:12
Mes deux filles, l'une est à Nice, elle a six enfants. Et la dernière est à Hier, mais dans 91, il y a la Côte de 0S.
02:21
Ah oui ?
02:22
avec quatre enfants. D'accord. Et, bon, ben, la vie est magnifique. C'est un combat. De toute façon, le matin, on met les gants de boxe et puis le soir, on les enlève. Mais, si vous voulez, bon, je suis retraité, bien évidemment, mais je travaille. Je suis consultant, non pas maître mondial, mais consultant d'entreprise juridique. Bon, ben, j'ai construit une belle famille, même si j'en ai pas tout le mérite.
02:51
Et voilà, tout va bien. Mon regret que j'aimerais régler avant de quitter cette magnifique terre, c'est de pouvoir vivre un chalome de la fratrie et les enfants. Pas simple, pas simple de notre époque.
03:14
D'accord, donc la paix, hein ?
03:16
Le chalum, c'est la paix. L'harmonie. L'harmonie, bravo, on l'a dit en même temps. Et le monde, aujourd'hui, plus qu'hier, même dans nos familles judéo-chrétiennes, les gens deviennent de plus en plus personnels.
03:36
Individualistes.
03:36
Oui, voilà. Ils n'ont pas suffisamment d'empathie, d'altruisme, je trouve, hein.
03:43
Mais vous, vous le ressentez avec tous vos enfants et tous vos petits-enfants ?
03:49
Bon, mes enfants, ce ne sont pas des sucres, des sucres d'orge. Ils sont très attentionnés. Mais les distances font que...
04:01
Mais vous pouvez, vous avez la chance d'avoir quatre enfants, quatre enfants dont vous êtes proches, vous pouvez aller passer une petite semaine chez l'un, quatre jours chez l'autre, etc. Oui, sans problème.
04:15
Déjà, ça fait pas mal de temps occupé qualitativement, Marc, quand même.
04:20
Chez les garçons, il n'y a aucune difficulté. Chez les filles, c'est plus compliqué de passer une semaine ou trois ou quatre jours. Ma dernière, par exemple, qui est en région parisienne...
04:41
Il ne faut pas grand-chose pour qu'elle soit formidable. Il faut encore moins pour qu'elle me dise « Bon, papa, c'est mieux que je rentre. » Elle ose vous le dire ? Oui, elle ose. Mais je lui trouve toujours des circonstances atténuantes. Elle m'a dit « Tu sais, papa, je ne me marierai pas comme ma grande-sœur. » à 21 ans, je vais te laisser le temps. Elle s'est mariée à 20 ans, elle a eu 4 enfants, elle s'est mariée à quelqu'un de culture juive aussi, et puis bon, ils se sont quasiment séparés.
05:21
Et ça, je ne le vis pas bien, les séparations. Sur 4, j'en ai 3 qui se sont séparés.
05:28
Oui, après, il y a un couple sur 2 qui se sépare en France, et surtout en région parisienne.
05:33
Je pensais que Dans certaines communautés, c'était moins le cas. Il y aurait plus de garanties. Pas du tout.
05:50
Il faut s'adapter, il faut vivre avec son temps.
05:52
Pour ma part, je préfère une mauvaise séparation qu'une union un peu turbulente.
06:05
Pour la sérénité des enfants.
06:08
Mais vous aussi, vous vous êtes séparé, Marc.
06:11
Oui, puisque j'ai été amené à avoir deux... Une épouse, je me suis mariée qu'une seule fois, elle est toujours vivante, elle est magnifique. Et puis une seconde, j'ai eu deux garçons avec la première et deux filles avec la seconde.
06:33
Oui, donc vous voyez, vous aussi, de séparation finalement.
06:36
Ah bah oui, j'ai donné le mauvais exemple.
06:38
Voilà, donc, non, c'est pas ce que je veux dire, parce qu'il n'y a pas de malédiction, de destin, voilà, c'est pas ça. Mais bon, voilà, vous me dites, je vis mal la séparation, et vous pensiez qu'il y avait comme une garantie, mais finalement, vous avez aussi deux divorces au compteur. Pour quelle raison ?
06:56
Je me suis marié qu'une seule fois.
06:58
Oui, enfin de séparation. On ne va pas compter peut-être la deuxième, vous ne l'avez pas épousée, mais vous avez quand même eu deux enfants avec elle. Bien sûr. Pour quelles raisons ?
07:09
La première, pendant le midi, j'étais monté sur la région parisienne à la conquête de la Grande Distribution et tout s'est bien passé. Tout s'est bien passé.
07:24
Et puis lors, je rentre dans les détails, vous voulez ou pas ?
07:31
C'est vous qui savez, on est sur une antenne libre, Marc.
07:34
D'accord, d'accord. Au niveau de la seconde, mon grand second fils était un magnifique bébé de 5 kilos. Aujourd'hui, c'est pratiquement de maths.
07:53
Et bon, ça a un petit peu gêné l'aspect vaginal de mon épouse. Et lorsque je lui ai dit, et que nous sommes allés revoir le médecin coucheur, il lui a dit qu'il fallait absolument qu'elle surveille sa domestique intime. Ça s'est pas fait, donc il lui a fallu une opération, elle ne l'a pas faite.
08:23
Donc j'ai été amené à donner un coup de canif au contrat avec une amie de ma sœur, que j'aime beaucoup. Et un jour, j'étais très proche, parce que je me suis marié il y a 20 ans. Et un jour, ma sœur voit ma première épouse un peu...
08:48
pleurait. En fait, elle tenait un commerce en région parisienne, ma épouse, et elle pleurait parce que son papa, qui était un grand fumeur, venait d'avoir un second organe vital qui s'est déclaré cancer. Donc, ça devenait un cancer généralisé, avec une échéance qui m'avait été donnée j'avais prié le médecin qui était venu me voir en région parisienne de garder ça pour nous parce que la maman de mes garçons était infirmière et sa grande soeur était aussi dans le monde médical donc j'ai préféré j'avais une date, 6 mois et donc quand ma soeur est venue voir dans son commerce sa belle soeur à la maman de mes fils.
09:50
Il a dit, mais qu'est-ce que tu pleures ? Arrête donc de faire du mauvais son. Mon frère, il a fait ça. Il a servi sur un plateau tout cuit, un coup de canif au contraire, alors que c'était magnifique. Du coup, après Elle a compris, elle s'est faite opérer, mais nous étions en pleine séparation.
10:25
Combien d'années de mariage ?
10:28
17.
10:28
D'accord. 17 ans et deux enfants.
10:34
16 exactement, administratives, et 13 dans la réalité. À tel point j'ai exigé un calendrier hébraïque au niveau des vacances, et la magistrate me l'avait refusé. Dans les années 87, c'était 5, c'était pas de bon qu'un papa puisse avoir une garde partagée. Et au bout de trois convocations successives, la magistrate me dit « Bon, écoutez, je suis bien obligé de me rendre à l'évidence, vous le pratiquez.
11:10
» Avec, vous savez, le calendrier des fêtes hébraïques.
11:16
Les enfants allaient dans une école juive ?
11:19
Tout le monde, oui. J'ai deux fils qui sont consistoriaux et deux filles qui sont chabad.
11:28
D'accord. Oui, je vous écoute.
11:35
Alors, mon rêve, Little Dream, Big Dream, comment je pourrais...
11:41
Essayez d'harmoniser tout ça parce que c'est difficile.
11:46
Alors moi j'ai envie de vous dire, on en parlait hier avec Constantin, puisque c'est la Pâque catholique aussi, en plus de Pessar, sans remettre à plus grand que nous. Parce que là vous ne pouvez pas harmoniser les couples que forment vos enfants. C'est impossible Marc. Vous pouvez prier pour, vous pouvez espérer, vous pouvez leur parler, mais c'est comme on ne peut pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être sauvé, vous ne pouvez pas faire à leur place.
12:15
D'accord. Et même au niveau de la fratrie, je dirais, surtout au niveau de la fratrie.
12:21
Alors au niveau de la fratrie, vous pouvez organiser, en revanche, là oui, en tout cas proposer des rencontres. Moi je crois que c'est ça aussi dont souffrent beaucoup, beaucoup les parents aujourd'hui et les familles. C'est qu'il n'y a plus, maintenant il y a WhatsApp, c'est immédiat, on envoie l'émoticône, on a l'impression qu'on a envoyé un texto. Envoyer le texto fait qu'on a l'impression qu'on a communiqué et qu'on a donné des nouvelles alors qu'on n'a pas donné de nouvelles finalement. Donc organiser des temps.
12:54
Et je crois que ça se choisit de passer une semaine ensemble par an, quand on a peu de semaines, par exemple. Ça se choisit. Et je crois qu'il faut mettre les familles et les enfants en face de leurs responsabilités. Qu'est-ce que vous voulez, en fait ? Qu'est-ce que vous voulez ?
13:12
La fratrie, nous avons tous un certain âge maintenant. Je vous ai donné le mien.
13:22
Je parle de vos enfants, là, par exemple.
13:24
Non, mais ça, ça va, je dirais.
13:27
Ah, ils se voient souvent, les frères et sœurs.
13:30
Oui, oui, oui, pas de problème, c'est ma fratrie.
13:33
Ah, votre fratrie à vous, d'accord. Vous ne les voyez pas beaucoup ?
13:38
On se voit, vous savez qu'on fait un rappel à la mémoire tous les ans. On s'embrasse, au revoir, au revoir.
13:50
Est-ce que vous avez tenté, justement, de proposer cette fameuse semaine, dont je parle pour les enfants, à vos frères et sœurs ? Ça aussi, ça se choisit ? Surtout en vieillissant ?
14:04
Tenté, j'ai toujours pris haut et fort que j'étais très, très, très ouvert. Par nature, je ne suis pas enculier.
14:18
Et j'ai l'oubli facile. Dieu a donné cette... L'oubli, c'est magnifique. Et j'ai, par exemple, un frère cadet et une sœur qui, elles... Qui, eux, pardon, sont plus... sont de trompés. Puis, vous savez, il y a les décédés parents, il y a les héritages...
14:46
Oui, mais là aussi, on peut choisir aussi de rester en lien, et de rester en lien qualitativement, même si le lien évolue au fil de la vie. Tout dépend de qui on veut être, c'est toujours la même chose.
15:05
Parce que dire que vous êtes ouvert, c'est une chose, mais être force de proposition en disant, voilà, moi je vous propose que tous les ans, on se retrouve au moins une fois ou deux. En plus, là, il y a les fêtes. C'est facile dans les familles pratiquantes, religieuses, de se retrouver.
15:23
Chacun, vous savez, a sa propre vie. Chacun a plus ou moins ses enfants. Donc, ce n'est pas si facile que ça.
15:33
Ils sont cousins aussi, les enfants.
15:35
Comment ?
15:36
Ils sont cousins, les enfants, aussi.
15:37
Ah ben oui, oui. Une cousinade serait une bonne idée. Oui, une cousinade serait une bonne idée.
15:43
Si ça ne vient pas par les aînés, ça peut venir par les descendants.
15:48
Oui, j'y pensais, peut-être.
15:50
Mais il faut l'organiser. C'est pas juste je soumets l'idée. Il faut l'organiser. Il faut être force de proposition. Il faut être leader. Il faut être fédérateur. C'est de l'énergie tout ça.
16:00
Et du temps, l'investissement à consacrer.
16:06
Mais c'est vrai que c'est nourrissant aussi. C'est nourrissant. Mais tout dépend du besoin et de l'envie.
16:18
Je ne sais pas. Les familles croyantes, judéo-chrétiennes, on a tendance à être convaincus que la mort n'est pas une fin. Il y a quelque chose d'autre derrière. Et donc, on a tellement vu nos parents, vous savez, cette génération de juifs pieds noirs, d'Algérie, de la région dont vous êtes. Doran. Doran, Orlande, Medea, Clemson, toute cette région-là.
16:55
On a tellement vu, quelques fois, nos parents avoir des vies difficiles, quoi. Puisque la règle d'or, c'était que l'homme travaillait et les...
17:10
l'épouse, la maman, géraient... Le foyer.
17:17
Et les familles souvent nombreuses. Les choses étaient réparties.
17:19
Vous vous rendez compte que les femmes ont eu le droit de vote et le droit d'ouvrir un compte bancaire après les Tunisiennes. Les gens ne le savent pas, vous voyez. Mais M. Bourguiba avait été beaucoup plus...
17:38
pour que monitoire le général de Gaulle. Ça a l'air de rire, mais la femme française a pu ouvrir un compte bancaire il n'y a pas si longtemps que ça, un demi-siècle. Donc, on ne peut pas dire que dans les familles méditerranéennes, les femmes étaient très émancipées. Heureusement qu'elles avaient leur caractère et qu'il y a eu... Et qu'il y avait beaucoup de sororité aussi.
18:17
Beaucoup de... De sororité, c'est-à-dire que les familles vivaient les tantes entre elles, les sœurs entre elles, les cousins-cousines entre eux, enfin voilà.
18:28
Et toutes les communautés, il y avait une grande empathie. Dans cette période de Pâques, Pessard, quelquefois il y avait la...
18:37
la hit qui tombait en même temps, on s'échangeait, on se partageait les cadeaux, les gâteaux.
18:44
Et puis on parlait toutes les langues.
18:47
Pardon ?
18:47
On parlait toutes les langues.
18:50
Oui. Ça fonctionnait bien, mais les générations étaient plus sages.
18:59
Il y a du regret dans votre voix, Marc ?
19:02
Oui, il y a plus que du regret, il y a la nostalgie.
19:05
Oui.
19:09
On a perdu ce savoir-être ?
19:14
Il me semble. On n'a pas perdu complètement parce que les valeurs ont été quand même enseignées, donc elles sont transmises. Moi, j'ai quatre enfants qui sont tous exceptionnels. Mon petit papa par-ci, mon petit papa par-ça. Mais nous, nous avions ce qui existe moins dans les générations, On avait surtout le respect de nos parents. Je dirais la crainte.
19:46
Je me souviens en vous parlant, il y avait le martinet qui était suspendu avec des amis à remplir. Ils ne s'en savaient jamais les deux. C'est clair.
19:59
Aujourd'hui, ça ferait hurler quand même. On ne donne plus de fessées et on n'utilise pas de martinet.
20:08
On irait direct, on le gardait avant. Comment ? On irait en direct, individuellement, on le gardait avant.
20:17
Oui, parce que la crainte, elle ne s'impose pas. Le respect, bien sûr que oui. Honorer son père et sa mère, bien sûr que oui.
20:27
C'est le cinquième commandement en plus.
20:30
Oui, c'est pour ça que je le dis. Mais la crainte, elle ne s'impose pas. Est-ce qu'on éduque des enfants par la crainte ?
20:40
Non, pas du tout.
20:42
Voilà, par la communication, par la transmission, par l'échange.
20:47
C'est ça.
20:48
Et surtout par l'inspiration. En montrant l'exemple. Ah oui.
20:54
Très important.
20:55
Oui, ça c'est vrai. C'est certain.
20:59
Il ne faut pas l'oublier.
21:00
Oui, mais on ne peut pas dire faites ce que je dis et ne faites pas ce que je dis.
21:04
Voilà, exactement.
21:05
Je suis d'accord.
21:06
Très important. Et c'est aussi l'enfant qui nous éduque, hein ?
21:09
Vous avez vu quand même que le monde s'embrase donc c'est compliqué en ce moment. Les générations sont de moins en moins sages.
21:20
C'est pour ça que quand on a des traces de sagesse en soi il ne faut pas hésiter à l'utiliser et à transmettre.
21:29
les entretenir.
21:32
Merci beaucoup, Marc, de votre appel ce soir sur l'antenne d'Europa.
21:35
Merci à vous et à toute l'équipe de bonne fête pascale.
21:40
Merci beaucoup, Marc. Et vous, Raksa Mehar, comme on dit. Au revoir.
21:45
Au revoir, Marc. Au revoir, Valérie.
22:00
Bonjour, c'est William Lémergie sur Europe 1. Balade en France. Tout l'été, je vous emmène en balade à la découverte de nos belles régions de France et les sites les plus insolites, la culture locale, le patrimoine et le savoir-faire se rendent au rendez-vous, croyez-moi. Demain, direction l'Allier pour voir de près comment on fabrique la célèbre petite pastille blanche de Vichy. Et puis dans la Sarthe, nous nous rendrons au Moulin d'Inières. Le Moulin d'Inières, c'est une ancienne propriété de Marcel Pagnol. L'occasion de parler de ce génie. balade en France. Je vous retrouve demain de 10h à 13h et en replay sur le site et l'application Europe 1.
22:35
Leclerc, bonjour !
22:37
D'après mon calendrier des fruits de saison, vous devriez avoir des nectarines françaises en ce moment. Oui, délicieuses. Et d'après mon calendrier des bons plans, ça devrait être le moment d'en profiter.
22:46
Vrai aussi, car du 31 juillet au 2 août, les nectarines françaises blanches ou jaunes sont à seulement 2,79€ le kilo, avec 10% de ticket Leclerc sur tous les fruits et légumes à activer sur votre appui Mont Leclerc. Chez Leclerc, le goût du frais, ça se défend tous les jours. Catégorie 1, calibre A, 67-73 mm, modalité magasin et drive participants sur www.e.leclerc. On est arrivé !
23:07
Daniel Balavoine. Ce que je peux vous dire, c'est que la jeunesse se désespère. Une voix, une liberté.
23:13
Un destin extraordinaire.
23:15
Il était déjà le modèle d'une manière de vivre et d'une manière de chanter qui était très particulière. Avec Europe 1, découvrez la vie hors normes de Daniel Balavoine.
23:25
Avec un témoignage inédit de son frère Guy et les archives exceptionnelles de la radio.
23:30
Je le ressens comme la possibilité de pouvoir continuer à faire ce que j'aime, dans la bonne humeur. Destins extraordinaires, Daniel Balavoine, raconté par Omblin Roche.
23:39
Un podcast à écouter dès maintenant sur le site et l'application Europe 1.
23:45
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon.
23:49
Bonsoir Carolina.
23:51
Oui, bonsoir Valérie. Merci de m'accueillir.
23:54
Avec plaisir, avec plaisir. De quoi voulez-vous nous parler ?
23:57
De divorce et d'enfant.
23:59
Ah, alors je vous écoute.
24:00
En fait, je vous ai appelée il y a deux mois et je n'arrivais pas à me résoudre à divorcer. J'étais depuis 20 ans avec un homme très dominant qui me rabaissait beaucoup. Il y avait des violences psychologiques, donc j'étais malheureuse. Et là, j'ai lancé la procédure.
24:20
Donc, il y a du positif. Mais ce qui me déchire le cœur, c'est la garde concernant les enfants. J'ai quatre enfants. J'ai deux grands de 15 et 13 ans.
24:31
Et en fait, ils veulent rester avec leur papa. Alors, d'abord parce qu'il y a la maison et moi, je vais aller dans un appartement. Et puis aussi, ils passent du bon temps avec leur papa. Ils regardent la télévision ensemble. Ils font des films d'action.
24:45
Je crois que je me souviens de vous, Carolina, il me semble, effectivement. C'était déjà la peur que vous aviez à l'époque. Voilà, c'est ça.
24:53
Mais là, j'ai lancé la proutédure. Je sais que pour moi, c'est juste de divorcer parce que je n'y arrive plus. Mon corps ne peut plus, en fait. Donc, je sais que...
25:01
J'ai lancé la machine, mais ça me déchire le cœur. Je suis sur le point de trouver un appartement juste à côté, vraiment à 200 mètres de la maison de mon mari. Les enfants pourront passer, parce que j'ai un métier où je suis née assez tôt. Je commence très tôt, mais je suis née tôt. Ils pourraient passer le soir pour avoir leur devoir, pour qu'on parle, jusqu'à 20 heures, parce que mon mari a l'inverse contre tard.
25:29
donc ils pourront naviguer entre les deux logements voilà mais symboliquement leur maison c'est la maison de leur papa et ça me ça fait mal au coeur je n'arrive pas à parler avec eux du divorce parce qu'ils le prennent très mal ils réagissent surtout mon grand de 15 ans il est en colère contre moi il dit que je détruis la famille Il m'en veut, même si après, à d'autres moments, il me dit qu'il m'aime et qu'il passera à me voir.
25:58
Est-ce que son père monte les enfants contre vous ?
26:02
Oui, il dit beaucoup de mal, surtout aux deux grands, parce qu'il a une relation de qualité avec eux. Comme je vous disais, il dit beaucoup de mal de moi. Que je suis une menteuse, que je suis une hypocrite, que je suis intéressée par son argent, etc. Et j'ai deux petits qui sont très proches de moi et dont je m'occupe énormément. Ils ont quel âge, les petits ? Ils ont 9 ans et 6 ans. Et mon mari demande une garde alternée pour eux, sachant que quand ça sera sa semaine, il ne pourra pas aller les chercher à 4h30 à l'école, alors que moi, je peux. Et donc, quand ça sera sa semaine, c'est moi qui irai les chercher comme d'habitude.
26:35
Donc en fait, je les verrai tous les jours aussi, même quand ça sera la semaine du papa. Donc ça me va, parce que je comprends que le papa veuille les voir à 20h ou 20h30 quand il rentre, et passer du temps avec eux, et voilà, je suis OK avec ça. Mais c'est pour mes deux grands où, symboliquement, j'ai l'impression de perdre quelque chose... Et là, il va bientôt arriver le moment où je vais déménager, si ça se concrétise avec ce logement là juste à côté. Et voilà, il y a un moment où je vais prendre mes affaires, je vais prendre mes livres, je vais prendre mes vêtements, je vais enlever plein de choses de la maison.
27:09
Vous allez acter, vous allez vraiment acter. Voilà, et j'ai peur qu'ils le vivent comme un trauma. Surtout mes grands, parce que mes petits, ils vont alterner entre les deux maisons, entre l'appartement et la maison. Mais les grands, j'ai l'impression de laisser la maison vide.
27:23
Est-ce que Carolina, vous avez essayé d'aller déjeuner avec l'un et puis l'autre à l'extérieur de la maison, dans un lieu donc neutre, pour essayer d'exprimer la raison de votre départ ? Sans leur faire porter et sans parler de votre intimité, évidemment ?
27:44
Mais vraiment, l'important, c'est d'être à l'extérieur de la maison. Et puis, d'assurer l'enfant, quel que soit son âge, que, bien sûr, vous allez rester des parents aimants. C'est pour ça que vous choisissez de rester tout près. Que vous, ça vous déchire le cœur, effectivement. Qu'ils choisissent le lieu de résidence du père. Après cet âge-là, c'est surtout les copains qui comptent, de toute façon.
28:08
Mais les copains, là, je vais... habiter juste à côté, donc ça ne change rien. Non, non, je pense qu'il y a le confort. Là, ils ont chacun leur chambre. Dans l'appartement que je vais louer, les chambres sont petites et ils seront, voilà, à deux dans une chambre. Donc, le week-end, un week-end sur deux. Mais ça, j'entends, je comprends. Ce sont des ados, ils ont besoin de leur intimité. En fait, je comprends leurs décisions et non, je ne suis pas allée déjeuner avec eux pour la simple et bonne raison. C'est que, en fait, j'ai assez... Enfin, je m'occupe tout le temps des petits, en fait. Et c'est vrai que J'ai un peu perdu le lien avec eux, même si je suis toujours là, je fais des allers-retours pour leurs activités sportives, je fais des devoirs avec eux, mais je n'ai jamais de moment que avec eux, parce que je m'occupe énormément des petits qui m'accaparent plus.
28:50
Et du coup, j'ai perdu un peu ce lien privilégié avec eux. Est-ce que là, dans ce passage vers une nouvelle vie, de toute façon il faudra faire quand même le deuil c'est bien pour vous parce que vous avez pris conscience et maintenant je me souviens de notre échange donc c'était vraiment fondamental que vous partiez d'abord vous êtes accompagné vous êtes suivi je crois par un psy c'est ce que vous m'avez dit donc là il va falloir prendre le temps du deuil et est-ce que dans ce passage vous pouvez par exemple vous faire aider par des grands-parents pour confier les petits de temps en temps et pouvoir aussi consacrer du temps aux grands Ils en ont besoin, Carolina.
29:28
Vous, vous allez en avoir besoin et eux vont en avoir besoin.
29:32
Oui, je peux demander. Mais c'est vrai qu'ils ne sont pas énormément demandeurs parce qu'ils sont intéressés, évidemment, par, comme vous dites, leurs copains, leur activité sportive, où je les amène. Et en fait, on n'a jamais pris ce temps...
29:47
Il n'est pas trop tard, il n'est pas trop tard. Non, non, c'est clairement, clairement, en fait, oui, je pensais à ça, effectivement, pour les vacances, parce que partir avec les quatre, ça m'effraie un peu, et donc faire deux et deux, échanger, alterner, en fait, avec mon mari.
30:01
Alors, deux et deux, je ne suis pas sûre, parce qu'il va falloir aussi, et ça, c'est un argument que vous pouvez aussi exprimer aux grands, c'est que la fratrie, elle reste soudée aussi. Ce n'est pas deux et deux. Ce n'est pas deux contre deux. Ce n'est pas une fois les deux premiers, puis une fois les deux secondes. Il y a une fratrie. Ils sont quatre frères et sœurs.
30:20
Je sais bien, mais quand ils viendront chez moi, les grands... Ils verront les petits aussi. Il y aura plein de moments partagés à quatre, mais je comprends ce que vous dites. Mais en fait, ce qui me fait mal au cœur aussi, c'est que la séparation, elle se passe très mal. Mon mari, il a tout fait pour me retenir. Il est passé des menaces à l'attentative de séduction, entre guillemets, de sous-doiement presque.
30:44
des menaces et du chantage donc c'est très très dur j'ai tenu bon et j'ai lancé la procédure il y a deux semaines mais il dit beaucoup de mal de moi devant les enfants il dit des mots très forts devant les enfants et donc ça me salit devant eux et quelque part ils intériorisent toutes ces critiques qu'ils entendent et donc c'est compliqué pour moi Parce que je n'ai pas envie d'être dans le venin, dans le fier, la rancœur.
31:13
Vous, vous n'êtes pas obligé de répondre, et surtout pas d'ailleurs comme lui le fait, mais par contre vous pouvez noter auprès d'eux, quand vous allez les voir en tête à tête, parce qu'il va falloir quand même le faire un petit peu, régulièrement, pas une seule fois comme ça, régulièrement, trouver du temps avec chacun d'entre eux. Même si c'est le temps d'un burger ou si c'est le temps d'un shopping. Je ne sais pas si c'est des filles ou un garçon.
31:43
Ou un footing peut-être. Il va falloir trouver un temps de toute façon. Et là, exprimez le fait que vous, vous ne voulez pas critiquer leur père.
31:53
que vous êtes triste de ce qu'il met en place et qu'il ne parle que de sa vérité. Ce n'est pas la vérité. Chacun a une vision de la situation.
32:02
Oui, j'ai déjà essayé avec mon grand des moments, pas à l'extérieur, mais dans la maison. Et en fait, mon grand, il refuse complètement d'en parler. Il est très violent. Il me dit « Ah, mais arrête de me parler de ça. J'y pense tous les jours. Je ne veux pas en parler.
32:16
» Et à d'autres moments, il me dit qu'il viendra me voir, évidemment. Et mon deuxième aussi, ils refusent d'en parler. En fait, ça les met mal à l'aise. C'est presque devenu tabou, en fait. Vous voyez, j'ai presque l'impression de faire ça derrière leur dos, alors que j'en parle souvent. Mais en fait, je n'en parle pas de façon prolongée, parce qu'ils ne veulent pas. Et donc, je ne veux pas les forcer.
32:36
Vous savez, peut-être qu'ils sont aussi saturés par leur père, de l'autre côté. Et qu'ils n'ont pas envie de continuer aussi. Ils ont envie peut-être d'être un peu plus tranquilles lorsqu'ils sont avec vous.
32:49
Là, c'est vrai que vous êtes dans une forme de goulot d'étranglement, mais derrière, évidemment, ça va devenir plus fluide, plus harmonieux, ça va se repositionner, Carolina. Ce qui est important, c'est que la fratrie reste soudée, même s'il y a des écartages entre les derniers et les premiers. C'est que vraiment vous fassiez des temps de partage, que vous preniez bien le temps aussi, vous, pour vous, en parallèle. Parce que là, on sent que vous avez peur de ce temps de passage, ça c'est sûr, ça change tout.
33:17
Oui, j'ai très peur, je pleure tout le temps.
33:19
Et surtout, parfois je regrette, je me dis, est-ce que j'aurais dû serrer les dents et rester pour eux ? Mais ce n'était plus possible. Je me sens coincée. J'ai l'impression que je vais les faire souffrir. Et qu'en même temps, sinon, c'est moi qui aurais souffert encore.
33:35
Je me sens très mal. Il vaut mieux avoir deux parents qui, au bout d'un certain temps, vont être épanouis chacun de leur côté. Qu'ils ne se déchirent pas que deux parents ensemble qui se déchirent.
33:47
ou avec quelqu'un et je crois que c'était ça le sujet vous étiez un peu sous une forme de soumission je crois qu'il a un peu d'emprise il est très dominant là encore il me tient par plein d'aspects il est très dominant donc c'est très compliqué pour moi de sortir de ces griffes là et j'essaie de m'échapper mais j'ai l'impression que c'est au sacrifice de mes enfants de mes deux grands surtout Et vous voyez, dès que je regarde des photos de famille, il y a quelques années où on était unis, ou en tout cas en apparence unis, ça me rend très très triste.
34:22
Mais Carolina, il va falloir aussi, mais votre psy doit vous le dire, et elle doit travailler ça avec vous, il va falloir vous faire confiance. Et même si vous n'êtes pas parfaite dans ce moment de repositionnement familial en tant que mère, parce qu'aucun parent n'est parfait, vous allez tâtonner au départ, et puis après ça va s'organiser.
34:41
Et je me souviens, je crois que c'est avec vous qu'on a vu cet échange, vous avez dit « rendez les choses un peu ludiques, allez visiter les appartements avec les enfants de manière à ce qu'ils soient vestis ».
34:55
Ils ne veulent pas les deux grands. Les deux petits, oui, je l'ai fait, mais les deux grands, ils ne veulent pas. Ils sont dans le refus, en fait. Ils sont dans le déni, en fait. Ils ne veulent pas. Et c'est pour ça, je vous dis, là, il va arriver un moment, peut-être dans deux semaines, où je vais déménager, si ça se fait. Et j'ai peur qu'ils le vivent comme un trauma, que pour eux, ça soit traumatisant, en fait, que la maison soit vide, sans moi.
35:15
Et est-ce qu'ils peuvent aller voir un pédopsy ?
35:20
Oui, je peux les emmener, évidemment, mais je ne suis pas sûre qu'ils veuillent. Parce qu'ils ont 15 ans et 13 ans.
35:26
Mais oui, je vais leur proposer, bien sûr. Oui, même pas régulièrement, forcément. Mais juste le temps, par exemple, de vivre ce divorce. De toute façon, ils sont mineurs. Il faut l'autorisation de votre ex-mari, de votre futur ex-mari, quand même. On est dans l'obligation d'avoir l'autorisation des deux parents lorsque les enfants sont mineurs. Mais je crois que c'est important.
35:46
Mais est-ce que vous pensez que je gâche leur vie ? Parce que parfois je me dis ça. Je me dis qu'ils vont être traumatisés à cause de moi. Et en même temps, la situation était invivable. Leur père, il était méprisant avec moi. Il piquait des crises de colère.
36:01
En fait, c'était invivable. Vous étiez complètement au bout quand vous nous avez téléphoné, quand vous m'avez appelé, je me souviens. Vous étiez en train de craquer complètement. Moi, je crois qu'au contraire, vous allez ramener du calme et de l'harmonie au sein du foyer. vraiment, et vous n'êtes pas à l'abri non plus vous n'êtes pas à l'abri non plus qu'à un moment donné, s'il lui revient de meilleur bon là il est sous le coup, il est vexé aussi il est dans son égo, dans son orgueil c'est indominant, il vous a quand même assez maltraité psychologiquement il y avait beaucoup de haut et de bas, de chaud et de froid bon avec beaucoup d'humiliation là vous êtes en train de vous échapper il ne supporte pas mais c'est son égo et son orgueil peut-être qu'à un moment donné De toute façon il essaiera, c'est stratégique, il va essayer de vous amadouer autrement même quand vous serez dans un autre lieu.
36:53
Mais peut-être qu'à un moment donné il y aura peut-être un Noël qui ne sera pas forcément un Noël en famille quand même où vous pourrez partager un temps de repas relativement au calme avec les enfants. Alors pas trop souvent non plus parce qu'il ne faut pas brouiller les pistes, il faut que les enfants sachent où ils sont. C'est-à-dire deux parents séparés mais qui peuvent s'entendre.
37:13
Non, mais on en est très, très, très, très loin.
37:15
Oui, là, vous êtes au cœur de la tourmente. Mais vous sauvez votre peau, Carolina.
37:21
Oui, je sais, mais du coup, j'ai l'impression que eux aussi, les grands, ils vont être soumis parfois à la colère de leur père. Parce que même s'ils ont une bonne relation, leur père, il peut parfois être très...
37:31
Voilà, très dur avec eux. Oui, mais vous savez... Et je ne serai pas là pour faire barrage. Oui, mais après, ça se jouera entre eux et leur père. ça se jouera entre eux et leurs pères je pense que si lui n'arrive pas à gérer ses émotions il a un gros problème à ce niveau là les enfants à un moment donné vont dire on va chez maman une semaine sur deux les enfants vont se mettre à l'abri
37:52
Je ne suis pas sûre, parce que moi, je vais être dans un tout petit appartement, et là, ils ont la maison, et puis mon mari, il a beaucoup plus d'argent que moi, donc il va leur payer. Parce que là, miraculeusement, il s'est mis à payer plein de choses qu'il ne faisait pas avant.
38:04
Il achète leur amour.
38:06
Voilà, exactement. Même avec les petits, il achète des choses qu'il n'achetait jamais. Il essaye de les acheter, et donc ça fait mal au cœur, mais là aussi, c'est une querelle d'égo, donc j'essaie de laisser ça de côté. Mais en fait, j'ai l'impression de faire du mal à mes enfants en me protégeant, et c'est ça qui est douloureux.
38:22
Mais Carolina, vous n'avez pas le choix. Il vaut mieux ça aujourd'hui et votre thérapeute vous le dit aussi, j'imagine. Il vous accompagne dans cette démarche. Et peut-être que vous pouvez vous rapprocher même d'associations aussi, de femmes victimes de structures comme votre futur ex-mari.
38:40
Oui mais c'est une violence qui n'est pas physique, c'est une violence morale beaucoup plus insidieuse et donc c'est beaucoup plus difficile à détecter et j'ai pas envie de jouer cette carte là au divorce parce que vous voyez ma grande crainte c'est qu'on arrive au divorce conflictuel et qu'en fait il retourne la situation parce qu'en fait je lui ai dit qu'il était violent et il m'a dit que c'était moi qui étais violente. Et que c'était moi qui l'avais abandonné. Parce qu'à un moment, j'ai commencé à faire chambre à part parce que je ne supportais plus il y a quelque temps. Et je ne supportais plus de dormir à côté de lui.
39:10
Et donc, du coup, il me dit « Oui, mais c'est toi qui abandonnes mes livres conjugales, c'est ta faute, c'est toi. » Et donc, en fait, il renverse la situation. Et du coup, j'ai très peur qu'au tribunal, il me trouve des choses...
39:20
Vous voyez, si jamais on va au conflictuel, je ne veux pas aller au conflictuel, le conflit, ça me détruit.
39:25
Là, visiblement, en plus, Carolina, vous avez trouvé un terrain d'entente. Parce que je comprends que ça vous fasse symboliquement, vous l'avez beaucoup répété, mais c'est parce que je pense que votre thérapeute aussi a appuyé là-dessus et c'est logique. Symboliquement, ils vivent chez leur père, les deux grands, mais ils vont venir régulièrement vous voir. Alors, oubliez à ce stade-là la symbolique. À ce stade-là, le principal, c'est le lien qui vous unit à vos enfants. C'est vraiment ça qui compte.
39:58
On s'en fiche de l'adresse. Vous avez l'autorité parentale conjointe de toutes les manières. Vous allez rester présente dans leur vie. Ils vont rester présentes dans la vôtre. Et encore une fois, vous, vous allez avoir beaucoup les petits. Il faut que la fratrie, elle reste unie.
40:13
Oui, bien sûr. Mais vous voyez, j'ai peur de louper plein de moments avec les grands. Bien sûr, je vais continuer à faire les devoirs avec eux, je vais continuer à les donner à leurs activités, mais tout le bon temps qui pèse avec leur père le soir, à regarder la télé...
40:25
Voilà, jusque tard dans la soirée ou les bonnes bouffes qui vont se faire parce que c'est leur plaisir.
40:32
Qu'est-ce qui vous empêche de faire des bonnes bouffes avec vos grands ? Qu'est-ce qui vous empêche de regarder des séries ?
40:37
Je ne regarde pas trop avec eux. En fait, je n'ai jamais le temps avec les petits. C'est une question d'organisation. Je n'ai jamais pris... le temps parce que je suis accaparée par les petits, les coucher et tout ça, et puis je suis fatiguée moi-même.
40:47
Mais là, vous allez gagner en énergie. Vous allez gagner en énergie. Vous allez tout réorganiser. Vous allez la mettre à votre service, au service de vos enfants.
40:57
Ça change tout. J'ai très peur. Eux, c'est le dernier fil, en fait, qui me tient. Vous voyez, mon mari, je n'ai aucun regret de partir. Je sais que je dois le faire, comme vous le dites. Mais c'est mes enfants, j'ai l'impression qu'ils vont souffrir d'abandon.
41:13
Il faut qu'ils aillent voir le pédopsy pour le petit et un psychothérapeute pour celui de 15 ans.
41:19
Ça c'est important de se faire accompagner dans ces moments-là. Regardez Jérémy et au 7 39 21 75 centimes plus coup du SMS qui dit « Je me souviens très bien de Carolina. Heureux de savoir qu'elle a pris la bonne décision. On entend une mère courage. Ne culpabilisez pas, vous cherchez à faire au mieux pour votre fratrie. Courage, au bout du tunnel, il y a la lumière. » Et je rejoins tout à fait Jérémy. Je vous assure que l'énergie que vous allez gagner à dormir sereinement, au début, il y aura évidemment un temps de flottement.
41:51
Vous allez devoir prendre vos repères. Mais le soulagement vient vite, Carolina.
41:55
Oui, oui, je me projette. À plein moment, je me projette tranquille dans mon petit appartement.
42:01
et voilà tout à fait je me projette il y a vraiment des points positifs mais c'est la culpabilité qui me tenaille pour mes deux grands vous allez la travailler avec votre psy vous allez la travailler ce que vous me dites là le lien ça c'est important le fait que je les vois tous les jours en fait ça compte autant même s'ils dorment pas chez moi mais bien
42:18
Bien sûr, encore une fois, c'est symbolique l'autorité parentale et conjointe. Vous allez aller aux réunions de parents, vous allez continuer les activités périscolaires, vous allez leur faire faire les devoirs, vous allez les voir tous les jours, tous les quatre. Donc, qu'est-ce que ça peut faire ? Et puis, ils grandissent à l'adolescence, vous savez, ça bouge. Pour peu qu'ils trouvent des intérêts à être dans les deux lieux, parce qu'ils vont pouvoir sortir comme ils veulent ou tenter de pousser les limites. Et puis surtout, moi j'ai envie de vous dire, surtout, surtout, faites-vous confiance.
42:50
Faites-vous confiance.
42:51
J'ai du mal parce que je me sens... très fragile. Je pleure tout le temps. Même si je suis contente d'avancer et je suis contente d'avoir lancé la procédure, ça passe par des pleurs tous les soirs, toutes les nuits.
43:03
Il faut faire le deuil. Vous n'avez pas quitté cet homme de gaieté de cœur. Vous avez quitté cet homme parce que le couple était dysfonctionnel. Et donc la famille le devenait.
43:14
C'est ça, exactement ça. Et du coup, quand j'entendais des chansons d'amour ou quand je vois des familles, ça me fait pleurer.
43:20
Oui, ça vous brise le cœur. Mais aujourd'hui, le temps que vous vivez, c'est celui-là. Demain, ce sera un autre.
43:30
Là, vous n'aviez pas d'autre choix, Carolina. Parce qu'après, ça rentre dans le corps, tout ça, la souffrance rentre dans le corps, on n'est jamais à l'abri de quelque chose. Donc là, vous avez pris la bonne décision. J'imagine que vous avez une bonne avocate, qui est accompagnante, vous avez un bon psy, vous faites tout bien pour le moment.
43:52
Oui, et pour mes enfants, leur parler et leur dire que je les aime et que je ne divorce pas d'eux.
43:58
Voilà, en tête à tête. Prenez le temps que vous n'avez pas pris avant comme vous l'exprimez.
44:03
Moi, je ne sais pas, je ne vous connais pas.
44:06
Prenez le temps maintenant. C'est une chance ce qui va se passer maintenant, d'avoir des liens particuliers avec chacun d'entre eux. Mais ça n'empêche pas de les faire suivre aussi. Quand on divorce, c'est à l'adolescence, c'est compliqué, c'est des âges difficiles. C'est d'autant plus utile d'être suivi. D'accord. Et vous, surtout continuez de prendre soin de vous et prenez le temps. Ne soyez pas durs avec vous-même s'il vous plaît.
44:35
Oui, je suis très dure, mais là, je suis contente de ce que j'ai fait.
44:40
Soyez fiers que la fierté vienne remplacer la culpabilité. On sait combien c'est difficile de sortir de l'emprise, on le sait.
44:49
Je m'en veux de ne pas avoir vu. Comme j'étais amoureuse de lui, je ne voyais pas.
44:56
Je ne voulais pas voir. Ne regardez pas dans le rétroviseur. Regardez devant. Et prenez bien le temps. Petit pas après petit pas, vous faites bien accompagner. Faites-les accompagner et ça va bien se passer. Je vous dis à bientôt, Carolina. Je vous dis à bientôt. Merci beaucoup. Au revoir.
45:21
Europe 1 La Libre Antenne Valérie Darmont Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Libre Antenne de ce week-end afin de partager encore une fois les moments les plus forts de la Libre Antenne, les plus émouvants, les plus remuants. Jusqu'à 1h du matin, vous pouvez composer le 01 80 20 39 21 01 80 20 53921, numéro non surtaxé de notre standard.
45:53
Vous pouvez nous joindre aussi au 53921, 75 centimes plus que du SMS, et à l'adresse libreantenne, si vous souhaitez réagir à ce que vous entendez sur l'antenne. Belle émission, chers amis. Bonsoir Jean.
46:14
Oui, bonsoir. Merci d'être avec vous.
46:16
Avec grand plaisir. Je vous écoute. De quoi voulez-vous nous parler ce soir ?
46:22
Je veux parler de la situation avec ma fille. Bien sûr, c'est parce que j'explique qu'elle est placée. Par l'aide sociale à l'enfance ?
46:32
C'est ça.
46:33
Quel âge est là votre fille ?
46:35
Elle a 12 ans. Elle est placée depuis combien de temps ?
46:38
Depuis 3 ans.
46:39
Et alors, si vous voulez, le placement en soi, ce ne serait pas un problème si les conditions de placement, c'est-à-dire les droits de visite, étaient telles qu'on puisse l'avoir au moins un week-end ou une fois par mois, mais même pas. Et il n'y a absolument aucune raison pour laquelle la juge et il n'a aucune raison de s'y opposer mais il se trouve que des circonstances font que malheureusement ça continue encore à ce régime et j'ai bien peur que ça finisse encore comme ça jusqu'à l'âge de 18 ans 2 heures par mois en milieu j'imagine médiatisé bien sûr on a le temps de rien faire donc vous la voyez pas grandir elle bien sûr elle souffre Et en même temps, je ferai un petit parallèle parce qu'il y a des points communs avec l'affaire Liana.
47:28
C'est intéressant.
47:30
Est-ce que vous pouvez au moins la joindre par téléphone ou pas ? Parce qu'à 12 ans, elle peut avoir un portable.
47:34
Non, non, non.
47:36
Et vous savez dans quelle famille elle est placée ?
47:38
Oui, oui.
47:40
Ça quand même ?
47:42
On sait dans quelle vie, mais on ne sait pas... Ah oui, voilà, c'est ça.
47:45
De toute façon, c'est toujours la même chose avec l'ASE. C'est ça.
47:50
De toute façon, il y a des points communs avec l'affaire Diana, notamment le fait que la parole de l'enfant n'est pas écoutée, n'est pas prise en compte.
47:59
Elle a un avocat qui la représente, elle.
48:02
Alors, elle a un avocat qui la représente, oui. D'ailleurs, dernièrement, nous avons en visite, il a dit, voilà, Jade, tu peux contacter ton avocate ? L'éducateur présent s'est énervé. Autrement dit, on nous a fait la remarque qu'on n'avait pas à le dire. Alors que c'est le défenseur des droits qui nous a réitéré le fait qu'il pouvait, bien sûr, préciser à notre fille qu'elle avait le droit de le faire.
48:30
Jean, elle est fille unique, votre fille ?
48:34
Alors qu'est-ce qui s'est passé pour qu'elle soit placée il y a trois ans ? Il y a eu un signalement de fait ?
48:59
Et moi un peu et les grands-parents se sont inquiétés, s'imaginant que c'était un problème psychiatrique qu'elle avait.
49:10
Vous étiez divorcée ?
49:12
Non, non, pas du tout. Dans ce cas, c'est qu'elle a la maladie d'Adison. Alors, la maladie d'Adison, c'est quoi ? C'est un trouble endocrinien qui fait qu'en fait, on se stresse très rapidement. On produit peu de cortisol.
49:25
Et à l'époque, quand elle est allée au camping, elle était un peu stressée. Et comme elle ne répondait pas trop, les grands-parents se sont inquiétés. En fait, ce qui se passe, c'est qu'ils se sont rendus sur place au camping de 600 kilomètres. Ce qui a affolé la maman en disant qu'ils sont venus exprès pour aller chercher ma fille et la ramener chez eux. Ils n'ont pas le droit de faire. C'est une autorisation.
49:53
Mais dites-moi, les parents de votre femme ne s'entendent pas avec leur fille ?
49:59
Voilà, non.
50:00
De toute façon, à la base.
50:03
Et comme pour les remercier, finalement, ils ont le droit d'hébergement de visite à Gogo.
50:11
Déjà, il y a une disproportion, alors que moi, du côté de ma famille, sa famille n'a aucun droit, et mon frère, ma soeur ne peut pas rendre visite à ma fille. Déjà, il y a une disproportion, alors que je la voyais tous les étés, en lieu de vacances. Donc, ça, c'est aussi pour montrer un peu le côté injuste, mais là, entre-temps, l'eau à couler sous les ponts, et le problème est sous contrôle.
50:44
Enfin, à l'époque, on pouvait penser qu'on pouvait encore imaginer, bon, OK, peut-être qu'il y avait un danger, ou que, comme on n'avait pas de nouvelles, on pouvait encore imaginer qu'elle soit éventuellement en danger, ou qu'une suspicion de quelque chose, ça peut éventuellement se comprendre. Mais dans ce cas-là, on aurait dû nous proposer une AED, ou une AEMO, ce qui nous a soit disant été proposé.
51:12
Mais attendez, je vous interromps un instant, Jean. Votre femme avec sa maladie, l'état d'anxiété généralisée, ça posait... Parce que ce n'est pas la première à être dans un état d'anxiété généralisée, surtout par les temps qui courent. Comment ça se manifeste au quotidien dans la manière dont elle élève votre fille ou dont elle l'accompagne dans la vie ?
51:32
Ça n'a aucune incidence. Oui, et puis on aurait pu lui imposer par exemple une psychothérapie à raison de deux séances par semaine, elle aurait géré son stress ?
51:57
Bien sûr. Non, mais par exemple, éventuellement, mais de toute façon, ça n'a même jamais été proposé. De toute façon, il ne faut pas croire. On croit que la ZEU est la plus importante. Il n'y a aucun psychologue, aucune psychothérapie qui est proposée, aucun psychologue, rien que déni. Voilà. Donc, c'est le paradoxe. Ils sont là, ils sont là, ils sont là pour aider les parents, pour aider l'enfant, mais ils ne font rien. Donc, on reste ou pas de l'argent.
52:17
Ensuite, de toute façon, c'est quand même une personne qui est psychomotricienne, qui a rééduqué 3000 enfants dans sa carrière professionnelle et fonctionnaire. Elle n'a jamais eu une seule plainte de parents.
52:27
Ah oui, en plus, elle travaille avec des enfants, elle est psychomotricienne.
52:32
Depuis qu'elle a fait des plus événements, elle est en arrêt de travail. Mais effectivement, elle n'a jamais eu une seule plainte. On pourrait comprendre que...
52:43
Il y a eu déjà des plaintes. De toute façon, elle aurait arrêté d'exercer ou elle aurait quelque chose. Mais là, même pas. Donc, de toute façon, c'est une excellente maman. Elle est psychomotricienne. Donc, voilà. Elle connaît l'éducation. Et...
52:57
voilà donc il n'y avait pas de mise en danger de la vie de votre fille donc là les grands donc ses parents à elle d'une certaine manière se vengent un peu et font un signalement oui exactement c'est ça et c'est surtout qu'il faut bien comprendre le mécanisme qui se retrouve chez tous les parents en général c'est qu'il y a un dossier à charge qui est construit parce que souvent et de plus en plus maintenant, et qu'il n'y a pas vraiment de mise en danger ou de, enfin ce qu'ils appellent, de compromission de certaines conditions de vie. Une fois sur deux, ce n'est pas du tout le cas.
53:29
Et ils sont bien embêtés parce qu'il faut alors trouver, effectivement, justifier l'IP et le placement. Donc ils font un dossier à charge. On s'est retrouvés dans les accusations mensongères. Avec des trucs, c'est péché. Et bon, au bout d'un moment, de toute façon, au bout de deux ans, On a réussi à faire comprendre, il y a une expertise psychiatrique qui a fait comprendre qu'elle n'a pas de troubles psychiatriques. On leur a fait comprendre que de toute façon les choses étaient sous contrôle à ce niveau-là.
53:57
Et l'expertise qu'elle montre que moi je suis très équilibré, que c'est sûr que la maman ça va, mais qu'il y a ce problème de santé, en tout cas qu'il peut y avoir quelque chose à ce niveau-là qui n'est pas neutre, mais que ça n'a aucune influence sur sa parentalité, ce qui est le plus important.
54:20
Et puis vous êtes là quand même. Vous êtes là aussi, accessoirement.
54:23
Bien sûr. C'est-à-dire qu'en fait, moi, de toute façon, depuis le début, depuis trois jours, c'est comme je n'y suis pas.
54:27
Le père, il est à paix.
54:28
On va faire.
54:29
Voilà.
54:29
Je ne compte pas. Et quand j'ai beau expliquer tout ce que je peux apporter, non, non, je ne suis pas ressource. On me charge aussi. Je suis passé une période de chômage où j'étais avant à Toulouse. Je faisais les CDD de chômage. Et je suis passé à CDI. Ah ben non, j'étais devenu instable. C'était une preuve d'instabilité. C'est pas de rigueur. Donc, français, sachez-le. Quand vous trouvez un CDI, vous êtes une preuve d'instabilité et d'errance.
55:01
Donc, ça, c'est la façon...
55:02
Quand on veut tuer son chien, on trouve toujours une bonne raison.
55:05
Voilà, c'est ça. De toute façon, c'est une machine à prétexte. À prétexte pour continuer le placement. Si encore, c'était pour continuer le placement, ma foi, si on voyait une autre fille... deux fois par mois, ça serait supportable. Mais ce n'est même pas ça.
55:20
Deux fois par mois, c'est très très peu aussi.
55:22
C'était deux week-ends par mois. Deux week-ends par mois, ça serait supportable. Parce qu'on pourrait quand même voir grandir notre fille. Et notre fille a besoin de nous aussi. Il faut penser aussi à elle. Parce qu'ils invoquent toujours le fameux intérêt supérieur de l'enfant.
55:37
Le fameux intérêt supérieur, l'analogie avec l'affaire Diana, c'est, la première des choses, c'est d'écouter l'enfant, déjà, et de ne pas instrumentaliser sa parole, et de ne pas faire ce qu'ils font, c'est-à-dire que c'est une parole qui est écoutée à jour, mais très variable, quand elle va dans le sens... de l'institution, ça les intéresse. Mais par contre, quand c'est une fille qui réclame à nous voir, qui pleure, là, tout d'un coup, elle n'existe plus. C'est une gamine qui a 10 ans et qui ne sait pas ce qu'elle veut.
56:10
C'est ça le problème.
56:11
Elle n'a jamais été entendue par la juge, ou le juge des affaires familiales ?
56:14
Oui, mais la juge ignore ce qu'elle fait. La juge dit, bien sûr, je vais vous lire ce qu'elle a dit devant la juge. Elle dit devant la juge, la procédure se fiche, de toute façon, on va se retrouver chaque année avec la même logique, il n'y a pas d'évolution au niveau des visites. Donc, son avocate souligne que la demande de Jeanne ne relève pas seulement d'un choix, mais d'un véritable cri, et qu'à 12 ans, elle distingue avec une grande justesse la différence entre l'envie et le besoin. Alors, ce n'est pas une demande, c'est un cri.
56:41
Elle distingue l'envie et le besoin à ce qui était assez incroyable pour un enfant de son âge. Elle hiérarchise elle-même ses demandes de façon structurée et cohérente. En premier, le retour près de ses parents, puis à défaut les week-ends et les vacances. Et enfin, si c'est toujours pas possible, un élargissement précipatif des visites. L'avocat insiste sur un présentiel, la parole déjà des fluides, spontanée, en aucun cas conditionnée par ses parents. Parce que c'est ce qu'on sert souvent, c'est ce que sert la zone souvent aux parents.
57:04
C'est la psy nommée par le tribunal, hein ?
57:08
C'est l'avocate.
57:09
Ah, c'est l'avocate, d'accord.
57:11
Donc, alors, elle dit, après plusieurs heures d'échanges et de jeux et d'observations directes, parce qu'en fait, elle est arrivée avant au tribunal, et elle a pu voir que ça se passait très bien entre nous et que, surtout, on n'a pas cherché à l'influencer. Aucun changement d'étude qui n'a été relevé. sa parole m'a paru sincère, fluide, en aucun cas conditionné par un discours parental. C'est la grande astuce. De toute façon, l'ASE a toute une panoplie de théories psychologisantes vis-à-vis des parents qui sont incroyables, notamment celles que les parents influencent.
57:38
Tant que ça sert leur intérêt de toute façon, effectivement. On rappelle quand même que dans certains cas, l'ASE est utile, il faut quand même le dire.
57:46
Oui, alors effectivement, quand les enfants ne sont réellement pas traités, ou pour les préserver des prédateurs, oui, là oui, dans la Ferliana, effectivement, il faut rappeler que dans la Ferliana, les parents du père, du fameux prédateur, n'ont pas été placés. Étrangement. Bon, ils auraient dû être placés dans ce cas-là. Alors, Jade écrivait, il vivait comme un espèce vécu sur le mode du contrôle permanent, qu'elle a signé à une forme de prison. Tout est contrôlé, les correspondances sont ouvertes, dû analyser, interpréter. Les cadeaux sont vus, analysés, interprétés. On a eu droit à pas mal d'interprétations.
58:18
Un conte de Noël que je lui avais écrit pour Noël, et ils ont trouvé le moyen de dire que c'était une incitation à la fuite. Alors que c'était l'histoire simplement d'un lapin qui voulait retrouver sa famille, qui lui arrivait des aventures, et qui revenait ensuite au foyer voir sa maîtresse. Voilà.
58:34
Je me retiens de dire des choses de mes parents lors des visites inétisées. Je vais commencer à ne plus rien dire si on ne me croit pas. Évidemment, bien sûr, c'est l'olique. L'avocate qualifie ses propos d'alarmance, souvient que cette situation bouleverse jade et génère une terre profonde de repères identitaires. Qui suis-je ? Je suis une personne morcelée, je ne sais plus qui je suis. Elle exprime avec une grande clarté la conviction que ses parents constituent pour elle un repère de stabilité et de sécurité. Je retrouverai des repères de stabilité auprès de mes parents.
58:56
Lorsque l'avocat l'exposait les rapports préconisants à l'arrêt des appels téléphoniques, parce qu'on pouvait nous appeler une fois par mois, la réaction était bien sûr douloureuse et violente. Je ne comprends pas cet acharnement, j'ai besoin de voir mes parents, je suis heureuse de nous voir, je suis heureuse de... Oui, donc on comprend bien que sa parole, elle est claire, elle est précise, elle est réfléchie et elle est élaborée. C'est ça. Eh bien la juge, croyez-vous qu'elle a augmenté les droits ? Pas du tout.
59:23
Vous avez fait appel ?
59:25
Alors, on fait appel. Justement, on va faire appel parce que ce qu'il faut bien comprendre aussi dans ce cas de figure, c'est que, de toute façon, le problème est toujours le même. Le mécanisme est toujours le même. C'est qu'à un moment donné, la juge fait confiance au rapport des travailleurs sociaux. Or, ceux-ci ont une habitude, c'est rentrer dans leur mœurs, de mentir.
59:53
parce que c'est le cas, parce que l'ASMA aujourd'hui en a entendu quelque chose, c'est un mensonge, de biaiser les rapports et d'induire forcément la juge dans l'erreur qui ne cherche pas à vérifier malgré ce qu'elle dit, ce qu'elle affirme ou ce qu'elle affirme, malgré les preuves apportées.
60:11
Il faut espérer vraiment que tout ça change maintenant avec le drame qui vient de se produire aussi.
60:19
C'est sans fin, c'est-à-dire que Là aussi, dans l'affaire Diana, c'est qu'il y a de neuf procédures qui ont été ignorées. Il y a des choses qui n'ont pas été creusées, des signaux d'alerte qui n'ont pas été pris en compte. Donc, ça veut dire que le placement sous cette forme peut durer jusqu'à 18 ans. C'est-à-dire que là, qu'est-ce qui c'est par exemple ? Là, on l'a vu en médiatisé. Notre fille nous a dit, jeudi soir, qu'elle a passé la soirée à pleurer. Bravo à eux, c'est la supérieure de l'enfant. Bon. Et voilà, c'est documenté.
60:52
Il n'y a plus de doute là-dessus.
60:54
Alors, revenons à l'appel. Quand est-ce qu'il va avoir lieu cet appel, Jean ?
60:57
On ne sait pas.
61:00
En général, ça prend combien de temps ? Des mois ?
61:02
Des années ? Ça a été demandé en février. Il y en a pour huit mois, je pense. Donc là, c'est septembre-octobre.
61:10
Comment, quand on est parent, comme vous, on gère la situation ? Parce que c'est juste insupportable.
61:15
Ah ben, c'est ça. C'est une prise de tête colossale. Et puis, ça conduit à des moments de désespoir.
61:21
Ah voilà, c'est ça. C'est ça. Complètement démunis, complètement impuissants, complètement désarmés, victimes d'injustice.
61:29
C'est ça, c'est ça. Ah ben, d'ailleurs, on en parlait à un moment donné, il va y avoir des règlements de comptes. Ça va mal finir, parce que si...
61:38
des travailleurs sociaux se mettent à mentir de cet ordre, au point que à un moment donné, il y a des parents qui disent on va finir par du lent, parce qu'il n'y a pas de justice. On en revient à l'affaire Léana, les gens vont se faire justice eux-mêmes. Donc, malheureusement, parce qu'à un moment donné, justement, le but de la justice, et Germain, c'est pas bien qu'il écoute ou qu'il réécoute, si les parents portent plainte pour ces altérations de la vérité, c'est-à-dire une forme pénale pour dire des mensonges, il faut à un moment donné ne pas enterrer ces plaintes pénales.
62:14
C'est très important d'en tenir compte, de les étudier. Mais elles sont systématiquement... Déjà, les 70 000 plaintes pour viol et compagnie ne sont déjà pas prises en compte. Vous pensez bien que telles plaintes, elles sont tout de suite partie directement à la coubelle. Qu'est-ce que vous voulez faire ? La question, elle est comment on lutte contre des référentes qui établissent, qui font des faux rapports. des rapports à charge, biaisés, alors il y a toute une panoplie de techniques pour...
62:40
Mais surtout, ce qui interpelle, et nous on est bien placés à la libre antenne d'Europe 1, c'est le nombre de parents et de familles qui témoignent de la même chose.
62:50
Mais vraiment, c'est un nombre incroyable de familles qui vivent la même expérience, presque mot pour mot. Et en fait, rien ne bouge. Rien ne bouge.
63:05
Il y a des familles qui sont ruinées, des enfants qui sont loin des parents, des enfants qui sont souvent mal placés, dans des foyers, dans des familles qui sont plus intéressées parce qu'elles touchent qu'autre chose. C'est dramatique.
63:20
Et des enfants réellement maltraités qui ne sont pas placés.
63:26
Les enfants du prédateur de Lyanna, ils ne sont pas placés.
63:31
Mais surtout, la question, elle est, il y a peut-être des auditeurs qui ont la solution, c'est comment neutraliser les rapports mensongers, par exemple, le mensonge de ce midi, c'est quoi ? On apprend de notre fille, parce qu'en fait, une des accusations mensongères, c'est de dire qu'on ne collabore pas avec eux, alors qu'au contraire, on cherche à entrer en contact avec eux, qu'on cherche à avoir des réunions de dialogue, et on a réussi à en avoir trois depuis le mois de mars, Je les remercie, parce qu'on a fini par dire à la juge, en nous disant qu'on ne l'avait pas, et que nous, on souhaitait en avoir.
64:05
Elles ont trouvé le moyen de dire que c'était nous qui ne voulions pas en avoir, alors que par mail, on réclame en avoir, qu'elles disent qu'elles soient disant qu'elles ont proposées oralement, bien sûr, comme on ne peut pas le prouver, et qu'on aurait refusé. Mais de toute façon, j'ai toute une collection de mails montrant clairement que je cherche à rentrer en contact avec elles, et je cherche à les rencontrer. Donc là, on a réussi trois fois à les rencontrer, et elles ont osé dire qu'on a manqué les deux premières séances.
64:29
et de faire croire à ma fille que... Que vous ne vouliez pas venir ? Non. Oui, qu'on ne voulait pas venir, qu'on ne voulait pas venir à la séance, bien sûr, qu'on avait refusé.
64:37
Ils n'ont quand même pas osé. Ils osent tout, en fait.
64:40
Oui, ils osent tout. Non, mais c'est... On n'en parle pas entre parents, c'est incroyable. C'est nos limites. Niveau mensonge, c'est nos limites. C'est open bar. Alors, précisément, ça implique quoi ? Ça implique, ça veut dire qu'elles sont allées jusqu'à dire à ma fille, donc non, non, ils ne sont pas venus aux réunions, donc nous ne pouvons pas augmenter les droits de visite à cause de ça.
64:59
Voilà. Alors, elles ne comprenaient plus. Parce que moi, j'ai dit, désolé, mais moi, je me suis bien présenté, comme prévu, et on a d'ailleurs discuté, donc je ne sais pas ce qu'elles vont chercher, mais elles font croire à la juge qu'on refuse de collaborer. Voilà. Et de ce fait, on n'a pas pu aller au spectacle de notre fille.
65:19
Ouais. Peut-être qu'il faut tout enregistrer, non ? Tous les échanges ?
65:22
Alors, bien sûr. C'est sûr qu'on fait.
65:27
Normalement, il ne faut pas...
65:28
Normalement, il ne faut pas, mais en même temps, quand on est acculé à un moment donné et désespéré, voilà.
65:34
Parole contre parole, c'est parole contre enregistrement, bien sûr. D'ailleurs, messieurs les procureurs, les magistrats, si vous voulez connaître certains contenus qui sont édifiants et accablants, venez vous servir. Je ne demande que ça. Venez donc écouter. Parce que là, j'ai des choses assez croustillantes.
65:54
prise en flagrant le mensonge de mentir. Voilà. Simplement. Donc, à partir de là, c'est très grave. C'est très grave. C'est-à-dire qu'elles ont, elles, elles ont normalement le devoir de proumité, de loyauté, etc. Mais ce qu'elles font là, c'est une... Vous faites ça dans une autre entreprise, c'est la porte directement. Là, normalement, elle doit être mise à pied. Donc, la question, elle est. Une magistrate qui voit les travailleurs sociaux qui émettent, écrivent des faux rapports, normalement, c'est licenciement immédiat. Et obligation, on devrait les obliger à réparer la réalité, c'est-à-dire à corriger ce qui a été dit.
66:30
Vous êtes dans quelle région, Jean, si ce n'est pas...
66:34
Dans le Pays Basque.
66:34
Dans le Pays Basque, d'accord. Parce que je sais que ça dépend aussi des régions, en fait. Les traitements dépendent des régions.
66:40
Oui, oui, tout à fait, tout à fait, tout à fait. Donc, en fait, là-dessus, il y aurait toute une réflexion à faire, d'un point de vue...
66:47
pas sur les différents débats, mais comment lutter contre les rapports mensongers de l'aveu ? Parce que ça devient un fléau. C'est un véritable fléau. Alors, mensonger, oui, je dis le terme mensonger, parce qu'il y a des véritables, dans certains cas, c'est carrément du mensonge.
67:06
Et effectivement, nous ne sommes pas les seuls, et on ne sait plus... Et quand vous vous rapprochez justement des associations de parents, des forums, etc., est-ce que ça fait bouger un tout petit peu les lignes ou pas du tout ?
67:18
Pas énormément, pas énormément. C'est plus... Oui, la presse un peu, a priori. Pas énormément, pas énormément. C'est ça le problème, c'est que comment est-ce qu'on pourrait...
67:31
Comment on fait pour pouvoir bouger une institution, en fait ? C'est tout simple, c'est ça le truc. Jusqu'au drame, en fait. Il faut le drame de trop. Voilà, le drame de trop où la vérité éclate au grand jour.
67:45
Il va y avoir un parent qui va être complètement... Voilà, c'est ça. Et après, il faudra se faire l'écho de pourquoi il a tiré. Parce que...
67:55
on avait une référente qui racontait, qui tordait la réalité, qui tordait l'effet. Donc voilà. Et là, on met en place un mécanisme.
68:04
Jean, au quotidien, j'entends votre colère, j'entends votre agitation, évidemment, presque votre rage. Est-ce que vous vous faites suivre avec votre épouse par des thérapeutes pour essayer de trouver un tout petit peu de sérénité, un tout petit peu de péché ? Je ne sais pas comment on fait pour en trouver dans ce... Oui.
68:19
Oui. Enfin, c'est surtout...
68:23
Oui, de parler, de discuter avec d'autres parents. Il y a une psychologue qui peut aider un peu, mais c'est limité. C'est trouver la patience.
68:36
Trois ans séparés de son enfant, elle avait neuf ans qu'il voulait enlever.
68:41
Et vos beaux-parents, ils ne se sentent pas un peu coupables, non ?
68:45
Non, ils se sentent... Non, non, pas du tout. Surtout, ils ne cherchent pas du tout à aider. Ils n'ont jamais écrit à la juge, ni quoi que ce soit.
68:53
Et ils ne voient plus leur petite fille, ça ne les dérange pas ?
68:56
Non, alors les grands-parents voient leur petite fille, bien sûr, mais par contre, ça ne les inquiète pas, pas trop, que ma fille soit triste par moments, ça ne les perturbe pas plus que ça.
69:08
Eux la voient, et ils la voient combien de fois par mois ?
69:10
Ils la voient au moins deux week-ends par mois, et jusqu'à encore il y a deux ans, ils la voyaient tous les week-ends.
69:17
Ah oui, donc les grands-parents, eux par contre, ils ont récupéré la garde de la petite ?
69:22
Ça revient presque à ça. Ils ont évincé les parents ? Donc leurs filles ? Ils vont les voir pendant tous les congés. Notre fille va avoir ses grands-parents, ses grands-parents à côté maternel, tous les faits. Voilà.
69:38
Et vous, rien.
69:39
Et vous, deux heures par mois. Alors qu'on n'est pas des délinquants, alors qu'on n'est pas des pédophiles, parce que pour la petite histoire, il faut quand même le savoir, même un délinquant et un pédophile a le droit de voir en visité son enfant une heure par semaine. La source vient de la gendarmerie. Personne bien placé.
70:00
qui est bien placé pour le savoir.
70:03
C'est vraiment deux poids deux mesures. Les grands-parents qui font le signalement, ils peuvent voir leur petite fille autant qu'ils veulent, quasiment, et les parents qui sont victimes des beaux-parents, qui règlent leur compte avec leur propre fille, voient leur enfant deux heures par mois. Il y a quand même quelque chose qui ne va pas du tout.
70:20
Bien sûr, bien sûr. C'est-à-dire que, en fait, ce qui est fou, c'est que l'ASEU invoque...
70:26
Il faut aussi savoir qu'il y a des principes fondamentaux de la Convention nationale et des droits de l'enfant. Et il y a l'intérêt supérieur de l'enfant qui est imposé constamment. Or, en fait, c'est précisément cet intérêt supérieur de l'enfant qui est violé dans les faits constamment. Dans l'affaire Ligana, le ministre de la Justice lui-même a reconnu que l'institution judiciaire n'a pas su protéger cet enfant. C'est le moment où on peut se dire. Mais là, c'est la même faille, mais inversée. C'est-à-dire qu'on nous dit qu'elle est Ça, c'est pour le protéger, mais en fait, on protège un enfant.
70:56
Protéger un enfant, ce n'est pas non plus l'éloigner de parents qu'il aime et qui ne sont pas toxiques. Malgré elle, contre la souffrance qu'elle exprime, en ignorant en plus les conclusions finalement des experts psychiatriques qui sont... Et votre fille, elle n'en veut pas à ses grands-parents ? Non. Non. Non, parce que... Non. Non, parce que...
71:23
Pour elle, il y a eu un problème avec la maman, et puis voilà, c'est l'institution qui s'en est mêlée, et puis au final, elle ne voit pas le lien.
71:32
En tout cas, vous vous comptez vraiment pour du beurre dans toute cette histoire.
71:35
Oui, oui, tout à fait. Et ça, ma compagne en souffre beaucoup. D'ailleurs, depuis, comment voyez-vous qu'elle...
71:41
Avec qu'elle aille bien, évidemment. Oui, elle a coupé les contacts. Jean, je vous propose de nous rappeler sur l'antenne d'Europe 1 pour nous donner des nouvelles de notre petite fille et de vos nouvelles à vous surtout aussi. D'accord ? Oui, c'est ça. Donc n'hésitez pas pour nous dire comment ça évolue, quand est-ce que l'appel passe, etc. Donc vous le savez, cette antenne est la vôtre. Donc je vous dis à très bientôt. Et je vous souhaite surtout bon courage.
72:07
Merci. Merci Jean. Au revoir.
72:28
Et le lac se dessine Courageux et fort Où rien ne respire Corps contre corps Ciel contre signe La forêt se tord L'horizon soupire T'aimer sur les bords du lac Ton cœur sur mon corps qui respire Pourvu que les hommes nous regardent Amoureux de l'ombre et du pire T'aimer sur les bords du lac Ton cœur sur mon corps qui respire Les hommes nous regardent Amoureux de l'ombre et du pire Je reviens très fort Surprendre la cime La rivière et l'or Font prendre racine T'es facile, serre-moi encore Que mes anges vacillent T'aimer sur les bords du lac Ton cœur sur mon corps qui respire Pourvu que les hommes nous regardent Amoureux de l'ombre Si demain tu regrettes le miroir écorché que le lac te reflète, promets-moi d'oublier.
74:56
Si demain tu regrettes le miroir écorché que le lac te reflète, T'aimé sur les bords du lac Ton cœur sur mon corps qui respire Pourvu que les hommes nous regardent Amoureux de l'ombre et du pire T'aimé sur les bords du lac Ton cœur sur mon corps qui respire Pourvu que les hommes
76:01
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon. Bonsoir Francine.
76:05
Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1 en ce vendredi soir.
76:13
C'est moi qui vous remercie.
76:14
Avec grand plaisir. De quoi souhaitez-vous nous parler ? Dites-nous, Francine.
76:20
Alors moi, je voudrais faire des rencontres, c'est-à-dire hommes, femmes, peu importe.
76:28
Parce que je ne supporte plus la solitude.
76:31
Je vous comprends. Vous habitez dans quelle région, Francine ?
76:35
Le Grand Est.
76:36
Le Grand Est. Du côté de Metz ?
76:38
Je peux dire la ville ?
76:40
C'est plus facile pour rencontrer du monde.
76:43
Je suis à Reims.
76:46
À Reims ?
76:47
À Reims.
76:48
À Reims. Donc là où il y a le champagne ?
76:51
C'est ça. D'accord. Ah oui, je voyais quelque chose de plus à l'Est encore que Reims. Ah bon ? C'est déjà à l'Est, Reims, effectivement.
76:59
Oui, oui, oui.
77:00
C'est une belle région en tous les cas, cette région champenoise. Très belle région. Vous avez quel âge, Francine ? 65 ans. 65 ans. Alors, racontez-nous un petit peu votre vie au quotidien. Vous êtes seule depuis longtemps ?
77:16
Maintenant, oui, à peu près depuis 10 ans.
77:18
Depuis 10 ans. Vous vous êtes séparée il y a 10 ans ? Vous avez divorcé il y a 10 ans ?
77:24
Oui, voilà, je suis divorcée depuis 10 ans.
77:27
Vous êtes restée combien de temps avec votre mari ? 33 ans. 33 ans. Et qu'est-ce qu'a donné ? Quelle est la raison du divorce, si ce n'est pas indiscret, Francine ? Vous savez qu'on est sur une radio libre. Pardon ? On est sur une radio libre, donc vous êtes libre de dire ce que vous souhaitez, bien sûr.
77:43
Oui, non mais je vais dire la vérité, c'est la perte d'un enfant très brutal, c'est un accident de voiture et bon ben ça a perturbé le couple. Enfin disons que le couple, comment je dirais, moi j'ai découvert un pari à la perte de le vrai personnalisme.
78:05
Je vous entends mal, François. Je ne vous ai pas entendu parce qu'il y a eu comme une saute de ligne. Donc, qu'est-ce que vous nous disiez ?
78:15
Je disais que le divorce est dû à la perte d'un enfant. D'accord. Brutale.
78:24
D'un accident de voiture, vous disiez.
78:26
C'est ça, oui.
78:27
À quel âge votre enfant est-il parti ? 24 ans. 24 ans.
78:34
Et qu'est-ce qui a fait que vos chemins se sont séparés à ce moment-là ? C'est que vos deuils ne se sont pas faits au même rythme, évidemment pas pareil ?
78:41
Exactement, c'est exactement ça. On n'a pas vécu la même chose. On n'a pas ressenti les mêmes choses. Il y a eu beaucoup de reproches l'un envers l'autre. C'était terrible. Le couple n'était plus le même. J'ai ressenti comme ça. Le couple n'était plus le même.
79:01
Vous vous êtes renvoyé la responsabilité de cet accident ?
79:07
Non, ce n'est pas vraiment la responsabilité, mais...
79:10
C'était des repos. Non, non, parce qu'on n'est pas en cause.
79:13
Ah, c'est important de le savoir.
79:16
Non, non, non, pas du tout en cause dans l'accident, pas du tout. D'accord. Mon mari avait des drôles de réactions. J'avais l'impression d'être devant un inconnu. J'ai vu à côté de... Comment je vais dire ça ? J'ai vu à côté du personnage que je ne connaissais pas. Voilà.
79:39
C'est-à-dire, Francine ?
79:40
Comment je peux expliquer ça ?
79:45
Qu'est-ce que vous avez découvert à ce moment-là, quand vous dites, j'ai découvert une autre personne ? Après, ça s'explique aussi, la perte d'un enfant, ça change tout, évidemment.
79:54
Oui, oui, complètement. D'abord, quand la famille m'appelait, la première chose que je leur disais, mais je ne le connais pas, c'est comment ?
80:06
Oui, c'est-à-dire ?
80:07
La première chose qui me venait, Mais je ne connais pas cette... Je le connais. Je découvrais quelqu'un d'autre.
80:15
Mais c'est-à-dire qu'il était plus silencieux, plus enfermé sur lui-même, plus fragile. C'est-à-dire qu'il était comment ? Plus agressif, parce que peut-être en colère contre la vie aussi.
80:29
Je ne sais pas.
80:31
Oui, oui. Je pense que c'est ça. Il était très agressif.
80:37
Oui, voilà, je pense que c'est ça. Je pense que c'est ça.
80:42
Oui, agressif envers le monde entier, finalement, peut-être.
80:46
Peut-être que moi, c'est la même chose. Moi, je n'étais pas agressive, mais je ne sais pas, on a l'impression que ça casse le couple.
80:56
Ah ben, de toute façon, vous avez d'autres enfants ?
81:00
Oui, j'ai un autre garçon.
81:02
Oui. Alors, de toute façon, c'est évident que ça fracasse la famille, de toute façon.
81:08
Complètement.
81:09
Puisqu'on perd un être tellement cher.
81:12
Mais surtout que c'était un garçon qui était très proche de moi. C'était le... C'était le plus proche de moi. C'était mon confident, mon ami, mon... Comment dirais-je ? En plus de l'enfant. C'est mon enfant, bien sûr. Mais je disais des choses à mon enfant que je n'aurais pas dit à mon mari. J'avais une entière confiance en ce garçon.
81:37
Oui. C'était l'aîné ?
81:39
Non, le deuxième.
81:40
Oui. Est-ce que vous vous êtes fait aider pour traverser ce deuil, Francine ?
81:46
Non, non, non. Mais je n'ai pas ressenti... Parce que moi, je suis... J'aime beaucoup la psychologie. Alors, j'avais entendu beaucoup de choses avant cette perte, avant la perte de mon enfant. Je connaissais le... Je ne sais pas comment je vais vous expliquer ça. Je n'ai pas ressenti le besoin d'aller parler de ça. Je savais...
82:13
Je ne sais pas comment je vais vous dire ça, je ne sais pas expliquer, mais j'ai ressenti ce besoin d'aller voir un psychologue pour ça. Alors que j'ai eu souvent recours à un psychologue pour beaucoup d'autres choses.
82:27
Ah oui, c'est fou, parce que c'est quand même la blessure la plus profonde qui soit, qui est celle que l'on redoute absolument dès qu'on est parent. On se dit toujours qu'on ne s'en remettra jamais.
82:38
On ne pense même pas à ça. Voilà, surtout pas, parce que sinon c'est insupportable.
82:46
Oui, je disais, sinon c'est insupportable quand on y pense. Et vous, vous avez été voir des psychothérapeutes, des psychologues pour d'autres événements de votre vie ? Et le deuil de votre fils, vous n'avez pas eu besoin d'aide extérieure ?
83:01
Non. Mais je pense qu'il aurait fallu pour le couple. Je pense qu'il aurait fallu. Mais j'ai un mari qui est contre les psychologues déjà. Déjà, j'ai pensé à ça. J'ai dit, tu vas aller voir un psychologue, ça ne servira à rien, puisque lui ne voudra pas, il n'aurait pas voulu y aller.
83:25
Lui, il est contre, justement, les psychologues. Pour lui, c'est de la bêtise. Il ne faut pas les écouter. Il est complètement à côté. D'abord, je ne parlais jamais de... Si je lui parlais d'un psychologue, il me riait honnête.
83:42
Et comment il a poursuivi sa vie ensuite, alors, votre mari ? Comment il a pu faire son deuil ? Votre ex-mari, d'ailleurs.
83:50
Oui, oui, oui.
83:52
Comment il a fait ? Est-ce que vous avez toujours des nouvelles aujourd'hui ? Est-ce que vous êtes toujours en lien parce que vous avez encore un fils ?
83:58
Non, c'est une personne très spéciale. Dès qu'on a divorcé, j'avais besoin de lui pour des papiers. Il ne m'ouvrait même pas la porte.
84:09
C'est vous qui êtes partie, Francine ?
84:12
C'est moi qui ai voulu qu'il parte.
84:15
Ah oui, d'accord. C'est vous qui avez prononcé les mots de la rupture.
84:20
Je ne voulais plus de lui. C'était même plus à peine qu'il vienne à côté de moi dans le lit.
84:27
Je ne voulais plus. J'ai eu un rejet de lui. Je vais dire les mots peut-être crus, mais voilà ce que j'ai ressenti. J'ai eu un rejet de lui.
84:39
Et qui datait d'avant, ou ça a été vraiment l'accident de votre fils qui a fait que ça s'est révélé au grand jour ?
84:46
Je pense que c'est, voilà, vous avez trouvé le mot. C'est l'accident de mon fils qui a révélé au grand jour.
84:54
Oui, donc c'était déjà un couple qui n'allait pas avant, en fait.
84:57
Voilà, un couple fragile.
85:01
Oui.
85:01
On n'a pas... La première chose que mon premier fils qui est vivant, qui m'a dit, ça ne l'a pas étonné que le couple ne tienne pas suite à ce qui nous arrivait. Quand on s'est vu tout de suite, il a dit que je ne suis pas séparé.
85:27
Et comment votre fils a vécu le décès de son frère ?
85:30
Très mal. Très, très, très, très mal. Je ne suis pas allée voir un psychologue. Par contre, j'aime bien une voyante. Et quand je suis allée voir une voyante, pas dans ce moment-là, un peu après, elle m'a dit « Votre fils est très mal suite à l'accident de son frère. » Et je ne le voyais pas. Il ne le montrait pas.
85:58
Et finalement, vous avez parlé avec lui quand vous êtes revenu de cette séance de voyance ou pas ?
86:04
Non, je n'ai pas dit ça.
86:07
Et c'est la voyance qui vous a aidé à traverser cette épreuve ?
86:11
Oui, oui.
86:13
En quoi elle vous a aidé, la voyance ?
86:15
C'est moi qui parlais beaucoup. Elle a vu déjà, elle a dit, c'est terrible pour vous, c'était...
86:26
Je dis le mot, j'aime pas dire ça, mais c'était votre fils préféré.
86:31
Oui.
86:33
Elle a dit, vous aviez un énorme attachement à ce garçon. J'ai été trois ans à m'en remettre. Ben oui. En étant soutenu par des médicaments. Enfin, c'était des médicaments crédits, parce que je me fais soigner par homéopathie.
86:48
Oui.
86:49
Mais...
86:50
Excusez-moi, je suis un peu perturbée quand je parle de mon fils.
86:54
C'est normal, Francine, c'est normal, bien sûr.
86:57
J'ai envie de pleurer, mais je me retiens là.
87:00
En tout cas, si l'émotion arrive, ne la retenez pas, Francine. De toute façon, on est de tout cœur avec vous, évidemment.
87:13
Et cette voyante, par exemple, est-ce qu'elle parlait aux défunts ? Elle faisait des choses comme ça ? Parce qu'il y en a certains, quand on y croit, évidemment, qui peuvent contacter les défunts.
87:24
Pas celle-ci, non.
87:27
Pas celle-ci. Oui. Vous avez cherché un contact défunt, vous ensuite, avec votre fils ?
87:36
Non. Non, d'accord. Moi, je ne sais pas si c'est normal. Je préfère, je pense toujours à mon fils vivant. Je le vois que ce qu'il veut. Vous voyez, je ne vais pas, par exemple, il va te parler de l'au-delà. Non, je ne veux pas ça.
87:52
D'accord, oui, oui, vous entretenez le souvenir, vous entretenez son souvenir.
87:57
Voilà, exactement, exactement. Quand je vois, parce que c'était un très beau garçon, parce que c'est mon fils, les gens me le disaient, il était très beau. Alors moi, quand je vois un bel homme, un beau garçon, j'ai dit, oh, je vois Éric dans ma tête, oh, comme Éric ! Je vois qu'elle, vous savez, très bien habillée parce qu'elle était très élégante. Et ça, j'aime bien. J'aime bien, justement. Je me dis, ah, comme mon fils. Toujours comme ça, je réagis comme ça.
88:28
Vous le faites vivre en vous, en fait, c'est ça.
88:30
Exactement, exactement.
88:32
C'est ça. Chacun sa manière, en fait, d'aborder le départ, évidemment. Alors, revenons à l'objet de l'appel de ce soir, qui est la solitude. Donc, depuis dix ans, vous êtes seule. Il n'y a pas du tout eu d'hommes, même pas de petites histoires, rien du tout ?
88:50
Non. Non.
88:53
Parce que vous n'avez pas cherché, vous n'avez pas eu envie ?
88:57
Je n'avais pas envie, non. Là, j'appelle, c'est parce que je supporte de moins en moins la solitude. Je suis une personne très sociable. Il faut toujours que je parle aux gens, je vais vers les gens, je... Même des inconnus, je parle des fois de ces mots. Je trouve quelque chose à dire à un inconnu. Jusque maintenant, ça allait à peu près. Mais là, je m'aperçois que je supporte de moins en moins la sonnitude.
89:29
Qu'est-ce qui vous fait dire que vous supportez de moins en moins ? Qu'est-ce qui a changé dans votre quotidien ? Vous vous sentez plus triste ? Vous avez moins d'envie ? Comment ça se manifeste ?
89:40
L'envie de parler.
89:41
Elle est plus forte ?
89:43
Je rentre chez moi, je veux que c'est quelqu'un pour dire ce que j'ai dit, ce que j'ai rencontré. Ce n'est pas qu'il me manque. Le partage. Quand je fais à manger, je me dis... Parce que j'aime beaucoup cuisiner, je cuisine. Je me dis, quel dommage, je suis certaine pour moi toute seule.
90:08
Vous avez des amis tout de même, Francine Arrins ?
90:13
J'en ai plus parce que les amis que nous avions, c'était des couples. Alors moi, quand je me suis retrouvée seule, je n'ai pas dit que j'allais voir les gens, je vais les déranger.
90:30
Vous voyez, pour moi, nous allions vers des amis parce que nous avions des projets en couple. Alors, je me dis, qu'est-ce que je vais aller faire chez eux, seule ?
90:39
Mais eux, ils se sont manifestés quand même pour vous soutenir ? Parce que c'est s'il y a bien un moment où on a besoin de ces amis.
90:46
Non, non, pas trop.
90:48
Non, pas trop. Ce n'était pas vraiment des amis non plus, alors peut-être.
90:51
Je ne pense pas. C'était plutôt, vous savez, des rapports comme ça. Oui, des relations, des relations.
90:59
Voilà des relations, aller faire un restaurant, des choses comme ça pour ne pas y aller qu'à deux. C'est toujours mieux à plusieurs. C'est plus agréable.
91:12
Sauf quand on s'autosuffie avec son compagnon ou sa compagne. Dans ce cas-là, on n'est pas obligé d'être à plusieurs. Ce qui est bien, c'est d'avoir les deux.
91:21
Donc là, il n'y a pas... Oui, Francie ?
91:28
Donc, il n'y a pas d'amis, là, du tout, à Reims, aujourd'hui ? Ou de relations ? Non, aucun ami.
91:31
J'ai des relations avec des voisins, des relations cordiales, c'est tout.
91:41
Et qu'est-ce que vous faites pour occuper vos journées ? Est-ce que vous faites un peu de bénévolat ? Est-ce que vous faites des activités ? Est-ce que vous faites des choses comme ça ? Parce que plus on fait de choses, et plus on ouvre les cercles.
91:52
C'est ça, je n'ai pas l'occasion de...
91:58
Le bénévolat, j'en ai fait, mais c'est très fatigant. À la longue, je sens que je me fatigue. C'est fatigant. Il faut le dire, c'est fatigant.
92:14
Vous avez fait quel type de bénévolat, Francine ?
92:18
J'ai travaillé pour les restos du cœur. Pour les restos du cœur, des choses comme ça, mais c'est fatigant.
92:26
Combien d'années vous avez fait ça ?
92:29
J'ai fait ça pendant trois ans.
92:33
Ah oui, oui. C'est un vrai engagement de votre part. Et vous n'avez pas rencontré de personnes avec qui vous auriez pu vous lier, d'amitié, de choses comme ça ?
92:43
Non, c'était de la sympathie. Je ne sentais pas...
92:54
Il n'y avait pas de coup de cœur.
92:55
Voilà, voilà. Excusez-moi, je ne trouve pas mes mots. Je suis un petit peu strattée. D'être avec moi ce soir ? Oui. Et pourtant, je vous écoute souvent.
93:07
Très souvent. C'est gentil, merci. Vous savez, on a des messages pour vous ce soir au 7 39 21 75 centimes plus que du SMS. On a Laurence déjà qui dit, Francine, la mort de votre fils m'inspire cette citation de Victor Hugo. Regardez comme elle est belle. « Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. »
93:26
Exactement.
93:27
C'est joli. C'est ce que nous cite, Laurence nous cite ce soir Victor Hugo. Et on a Michel qui est en train d'écouter notre échange et qui laisse son numéro de téléphone et qui aimerait vous connaître.
93:40
Vous voyez, je n'ai même pas encore lancé l'appel. Michel, un monsieur. D'ailleurs, si Michel veut téléphoner ce soir au 01 80 20 39 21, qu'il n'hésite pas à rentrer directement en contact avec vous en direct. Et comme ça, on saura un peu qui est Michel aussi. Alors, on a Sylvana, je découvre en même temps que vous. Elle me dit, je souhaite communiquer avec Francine. Je me sens déjà tellement d'affinité. Si elle le souhaite, j'habite tout près de Reims, avec toute mon affection.
94:12
Mais bien sûr, Sylvana, vous pouvez laisser votre numéro de téléphone, parce que là, vous nous laissez le message, c'est adorable, mais il faut laisser votre numéro de téléphone au 73921 pour qu'on puisse le communiquer, évidemment, à Francine. Est-ce que vous avez travaillé dans votre vie, Francine ?
94:30
Vous faisiez quoi ? Aide-soignante. Vous vous êtes tournée vers les autres, vraiment.
94:37
Ah oui, j'aime beaucoup les gens. C'est pour ça que c'est bizarre que je comprends. En ce moment, je me dis qu'il faut que j'ai quelqu'un après moi.
94:51
Je sens que je ne peux plus rester seule. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais
95:00
Oui, ça devient une souffrance en fait maintenant d'être seul. Exact, voilà.
95:02
Oui, ça devient une souffrance. C'est incroyable comme vous trouvez les mots. Ça devient une souffrance.
95:11
C'est exactement ça. Oui. Alors, est-ce que vous avez des passions dans la vie quand même ? La cuisine, vous me disiez la cuisine ?
95:18
Est-ce que vous pourriez, par exemple, aller faire quelques cours de cuisine ? C'est toujours la même chose. Ce n'est pas tellement pour l'activité elle-même, quoique la cuisine, c'est quand même créatif, donc ça fait toujours du bien. Mais c'est surtout pour... C'est un vecteur de lien. Aller prendre quelques cours de cuisine. Rhin, c'est une ville qui vit... Donc peut-être que vous pourriez trouver des cours de cuisine, des modules de cuisine, même si vous savez déjà très bien cuisiner, juste pour rencontrer du monde.
95:52
Je pense que dans ces cours-là, c'est pas là qu'on va faire... Vous savez qu'on va avoir des discussions, on est tous... Parce que je les regarde à la télévision, on est tous attablés, on est concentrés sur ce qu'on fait. Je pense que c'est pas là que... Et puis j'en éprouve pas le besoin parce que je regarde beaucoup la télévision et je reproduis souvent.
96:19
Oui, alors c'était pas pour apprendre que je vous proposais ça. C'était pour rencontrer. Parce qu'à un moment donné, il se passe toujours quelque chose quand on sort de chez soi pour faire quelque chose.
96:31
Voilà, on peut aller de toute façon se promener ou faire partie d'un club de rando, par exemple. Et là, on rencontre aussi du monde en marchant. Mais au moins, on se donne une chance en faisant quelque chose. Voyez ?
96:43
Oui, je comprends.
96:45
Et donc, comme vous adorez la cuisine, je suggérais la cuisine. Ça peut être autre chose que la cuisine ?
96:50
Oui, bien sûr. J'ai très bien compris. Je me doutais que vous m'avez dit ça pour que je sois avec du monde. Voilà, c'est ça.
97:01
Parce que sinon, c'est toujours difficile. Surtout, plus on s'enferme, parce qu'on souffre de la solitude, et donc on est un peu dans la souffrance, donc on a tendance à se replier sur soi, et c'est le cercle vicieux qui s'entretient.
97:15
Alors qu'en fait, c'est tout le contraire qu'il faut faire. C'est s'obliger à bouger, s'obliger à faire un pas vers l'extérieur.
97:24
Sinon, je sors. Je ne reste pas chez moi la journée.
97:31
Oui, j'entends le dynamisme dans votre voix.
97:34
Oui, oui. J'aime bien regarder les belles choses. Je suis du signe de la balance. Ah, tourner vers l'extérieur.
97:41
Oui, je connais bien.
97:43
Oui, j'aime beaucoup les trésors. Je sors, je regarde les belles vitrines...
97:49
Je mets tout sa vie devant. Je suis comme ça. J'aime beaucoup rire. Je regarde une émission de Cyril Hanouna, je pense que vous connaissez.
98:01
Bien sûr, je vais même travailler avec lui.
98:04
J'adore cette personne. Je me dis, quand je le regarde, « Oh, viens chez moi. Si seulement j'avais quelqu'un comme ça dans ma famille. Il nous fait rire. J'adore ce monsieur. »
98:17
On a Marie-Jo de Draguignan qui nous demande si on va refaire bientôt une émission de voyance sur l'antenne d'Europe 1 parce que c'est vrai que j'en fais une ou deux fois par an notamment vers la fin de l'année en émission spéciale. Voilà, bon là c'est pas prévu Marie-Jo et je salue Marie-Jo, je veux même faire un bisou. Voilà, je fais signe parce que vous pouvez nous voir ou me voir en tous les cas, mais voir le studio antenne surtout sur Europe 1 en direct, en vidéo. Donc j'en profite pour saluer Marie-Jo qui nous dit qu'elle est en train de nous regarder ce soir aussi, en plus de nous écouter.
98:52
Donc nous on a déjà le numéro de Michel à vous donner, en tout cas Francie, le numéro de Sylvana également.
98:59
Comment ? Quand vous donnez un numéro, je dois le noter.
99:05
Non, non, non, c'est Nicolas qui va vous le donner hors-en-tête, bien sûr. Et moi, j'en profite aussi pour lancer un appel plus élargi aux auditeurs qui nous écoutent ce soir. Donc, Francine Habitrins, elle est très sociable, elle est tournée vers les autres, très empathique. Son métier, c'était aide-soignante, ça en dit déjà long.
99:25
Du bénévolat quand même pendant trois ans au Resto du Coeur. Très bonne cuisinière. Ça, c'est pour les messieurs qui nous écoutent. C'est un gros atout. On le sait. Donc, Francine, vous cherchez des amis IES et des amis IS et plus IAffinité, bien sûr. C'est ça. Vous cherchez juste à rentrer en lien comme beaucoup d'entre nous le cherchent aujourd'hui, d'ailleurs ? parce que c'est quand même le mal du siècle cette solitude on a tendance à rester seul avec soi-même alors qu'en fait nous sommes des êtres sociaux et qu'on a besoin de liens forcément on a besoin de liens c'est tellement agréable de discuter avec les gens puis on apprend toujours des choses tous les jours on apprend des choses c'est très bien de discuter avec les autres Et oui, donc si des...
100:14
Comment on appelle les habitants de Reims ? Les Champenois, ça je sais, c'est la Champagne. Les Rénois. Les Rénois.
100:21
Non, Ré-moi. Ah, Ré-moi, bah oui, c'est un M à la fin de l'heure, c'est vrai. Donc les Ré-moi, si des Ré-moi nous écoutent, et des Ré-moises nous écoutent ce soir, écoute Europe 1, n'hésitez pas à rentrer en contact avec nous, laissez votre numéro 73921 75 centimes plus coût du SMS, et on donnera votre numéro bien sûr à Francine. Et puis si vous habitez ailleurs en France, ou même à l'étranger, parce que nous sommes écoutés aussi, très souvent d'ailleurs à La Réunion, Même chose, vous pouvez communiquer facilement par téléphone et c'est toujours bien aussi d'échanger par téléphone.
100:55
Donc écoutez, dès que nous aurons du nouveau, du côté de relations éventuelles que vous pourriez vous faire, Francine, évidemment qu'on va vous donner les contacts tout au long de l'émission. Et qu'est-ce que vous allez mettre, vous, en place de votre côté pour partir à la rencontre des autres ? Dites-moi, à l'issue de notre entretien.
101:15
Qu'est-ce que je vais mettre en place ? Moi, je sors, je vais dans les jardins publics. Si quelqu'un vient me parler, je suis d'accord. C'est ça. Sinon, je ne vois rien d'autre. Les cours de cuisine, je ne pense pas parce que je regarde à la télé. Je suis très légère. Il y a beaucoup d'émissions sur la cuisine à la télévision.
101:37
Ah oui, ça, c'est vrai. Ça marche bien, la cuisine. La cuisine et les mariages ?
101:42
C'est les deux axes qui fonctionnent très très bien à la télé.
101:47
C'est très bien parce qu'il y a les gestes du cuisinier qui sont très importants alors je suis ça de près.
101:53
Très bien. Écoutez Francine, je vous propose de nous rappeler quand vous aurez trouvé des amis ou l'âme sœur. D'accord. Donc je vous dis à bientôt.
102:04
Je vous remercie beaucoup Valérie.
102:05
Et je vous embrasse. Au revoir.
102:08
Merci de votre fidélité à la Libre Antenne d'Europe 1. On se retrouve lundi dès 22h15 jusqu'à 1h du matin en direct. D'ici là, passez un très beau week-end et prenez soin de vous, des autres et du monde.
102:33
Valérie Darmont. Bonjour et bienvenue dans la libre antenne de ce week-end. Rendez-vous avec les moments les plus forts de cette semaine, si vous le souhaitez. Et puis, vous pouvez toujours composer le 01 80 20 39 21. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé, vous le savez. Et nous envoyez tout de même, jusqu'à une heure du matin, vos SMS au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS. Profitez bien de votre émission, chers amis. Europe 1, la libre antenne.
103:03
Valérie Darmon. Bonsoir Serge.
103:06
Bonsoir Valérie.
103:10
Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1 pour parler d'amour dès le début de cette émission. L'amour justement, on en parlait à l'instant et on en a parlé toute la journée sur l'antenne d'Europe 1. L'amour que vous portez, en tout cas l'amitié que vous portez et que vous portiez à Brigitte Bardot.
103:27
Je dirais plutôt l'admiration.
103:31
L'admiration. Alors, vous admiriez la star, la femme libre ou la militante ?
103:35
Excusez-moi, je suis un peu enrouillé.
103:37
Oui, ce n'est pas grave, on vous entend très bien, Serge. Vous admiriez la star, la femme libre ou la militante ?
103:48
Elle apporte le flambeau de la France dans le monde entier. Bon, la beauté de la femme, évidemment. Elle était belle, elle était intelligente.
104:01
Mais surtout, là où je l'admire, c'est d'avoir été une femme libre, d'avoir ignoré les préjugés de l'époque, et surtout de s'être entièrement dévouée aux animaux.
104:17
Oui, et d'avoir même cessé sa carrière aussi, pour se dévouer à la cause qu'il habitait.
104:21
Non, disons qu'elle a...
104:28
Elle est partie à un moment où elle était en pleine gloire. Elle aurait pu rester plusieurs années encore. Mais par contre, elle a fait un choix. Et elle a fait un choix très intelligent.
104:41
Est-ce que d'après vous, Serge, vous avez quel âge, Serge ? 73. 73 ans. Est-ce que d'après vous, elle a été plus en avant sur son époque qu'on ne l'a reconnue à l'époque ?
104:56
Je pense qu'elle est arrivée à un moment sociétal où elle a défoncé les portes.
105:04
Voilà.
105:05
Elle a été... Elle a fait sauter les portes. Elle a fait sauter les portes de la société qui était complètement névrosée dans les années 50. Elle a...
105:18
Elle a affirmé sa personnalité et elle a ouvert la porte à beaucoup de femmes qui, à l'époque, étaient totalement sous la coupe de leur mari, de la société, de la famille. À l'époque, il fallait être une mère de famille, être derrière les casseroles, mais il ne fallait surtout pas être une femme.
105:43
Est-ce qu'elle vous a marqué personnellement, Serge Brigitte Bardot, pour que vous nous appeliez ce soir sur l'antenne d'Europe 1 pour en parler ?
105:51
Ce qui m'a marqué chez elle ?
105:52
Oui, personnellement. Est-ce que la cause animale a résonné particulièrement pour vous ?
105:58
Je me rappelle les photographies sur la banquise avec les bébés phoques dans les bras.
106:06
Je ne sais pas si vous vous rappelez de ça.
106:07
Je me souviens très très bien, bien sûr.
106:11
Il y avait sur la banquise des traînées de sang et des abrutis qui arrivaient avec des pioches pour fracasser le crâne des bébés phoques. Tout ça pour que des faux-folles portent des manteaux de fourrure. C'était une honte de voir le martyr de ces pauvres bêtes.
106:35
Et ça, ça m'a marqué. Et je crois qu'à ce moment-là, j'ai eu un plus grand respect pour elle par rapport à avant. Parce qu'avant, je l'aimais bien comme actrice. Mais là, je me suis dit, c'est vraiment quelqu'un de bien. Parce que peu de personnes, enfin, de célébrités auraient fait pareil.
106:58
Et est-ce que ça a changé votre regard à vous sur la cause animale, justement, ensuite ? Est-ce que vous avez eu envie ?
107:04
Oui. Moi, de toute façon, j'ai toujours eu des animaux. Que ce soit des chats, des chiens, des lapins. J'ai toujours eu des animaux. Et d'ailleurs, dans ma succession, il y aura 50% de mon héritage qui ira pour la fondation Brigitte Bardot.
107:27
Vous l'aviez décidé bien avant le décès de Brigitte Bardot, de céder votre héritage à la Fondation.
107:35
Ça fait 28 ans que j'ai pris mes dispositions.
107:40
Ah oui, donc elle vous avait rallié à sa cause et à son image devenue iconique depuis bien longtemps.
107:48
De toute façon, Brigitte Bardot, c'est un personnage emblématique.
107:58
J'aime pas le mot icône, elle est emblématique. C'était une grande dame. C'était une grande dame et ça fait plusieurs décennies que je la suis dans sa carrière. Et c'est pour ça qu'il y a plusieurs années, j'ai pris la décision, 50% de mon héritage ira à la Fondation Brigitte Bardot.
108:28
Et vous nous avez confié, en nous appelant tout à l'heure pour passer dans l'émission, en ouverture d'émission, pour lui rendre hommage, et nous ne voulions pas non plus, nous, avec Nicolas, être absents sur cet hommage que nous rendons tous à Brigitte Bardot aujourd'hui, que vous l'aviez rencontré ?
108:43
Oui, je l'ai rencontré au Champs-de-Nars.
108:52
Au champ de Mars, il y avait... Ce n'est pas une foire, mais il y avait pour l'adoption des animaux.
108:59
Oui.
109:00
Voilà. Et donc, j'étais avec un groupe d'amis. Parmi ses amis, certains la connaissaient. Et puis, c'est comme ça que j'ai eu le plaisir et l'honneur de parler avec elle. Voilà.
109:16
Et qu'est-ce que vous en gardez comme souvenir, Serge ? Vous aviez quel âge à l'époque ?
109:22
Oh, attendez, la quarantaine à peu près.
109:28
Et elle, elle avait quel âge, vous savez, vous vous souvenez ?
109:33
Elle était de 1934, donc elle devait avoir dépassé la soixantaine.
109:42
Oui, elle était encore magnifique à cet âge-là.
109:44
Elle était belle, elle était belle, elle était très très belle.
109:48
Pas sophistiqué du tout, pas maquillé comme une voiture volée. Oui. Non, mais c'était quelqu'un de très très bien, Brigitte Bardot. Et ce matin, ça m'a fait mal au cœur. Ça m'a fait mal au cœur. Voilà.
110:08
Vous pourriez... Est-ce que c'est le genre de personne dont vous pourriez aller à l'enterrement, par exemple, si vous étiez près de Saint-Tropez ?
110:19
C'est-à-dire que si j'étais dans sa région, j'irais aux obsèques.
110:29
Vous pourriez vous déplacer pour aller à ces obsèques, tellement elle vous a marqué ?
110:36
Par contre, il y a quelque chose que je ne comprends pas, qui me choque un petit peu. Pourquoi ne pas la faire entrer au Panthéon ?
110:50
Oui, peut-être que ça va être le cas, on va voir.
110:55
J'espère. Son décès vient d'arriver. Je ne pense pas qu'ils vont être d'accord pour l'inhumer dans le jardin de sa propriété. Par contre, la grande Josephine Baker, qui était une résistante et une artiste, est rentrée au Pontéan. Brigitte Bardot...
111:15
qui a rapporté beaucoup d'argent à l'État français, qui a été le flambeau de la France dans le monde entier et qui a sacrifié sa carrière, qui a sacrifié sa fortune parce que, bon, elle n'était pas dans la misère, mais enfin, elle n'avait plus la fortune qu'elle avait autrefois puisqu'elle a tout consacré pour la Fondation. Et elle a même fait quelque chose, je ne sais pas si vos auditeurs le savent, Elle a même vendu la bague en diamant de Gunther Sack pour verser le résultat de la vente pour la fondation.
112:00
Voilà. Alors je pense que ce serait très très bien de la part de l'État français de la faire rentrer au Pontéon.
112:10
Et elle a été Marianne.
112:12
En plus, elle a été Marianne.
112:15
elle a été Marianne non mais de toute façon pourquoi elle ne rentrerait pas au Panthéon on va voir dans les jours qui vont suivre elle est digne de rentrer il ne faut pas dire c'était une chanteuse c'était une comédienne bon non elle mérite de rentrer au Panthéon c'était une grande dame C'était une grande dame, une très très grande dame.
112:49
Et de toute façon, tous les gens que j'ai autour de moi ont le même avis que moi. Je connais plein de gens qui avaient une grande admiration pour Brigitte Bardot. Comment ne pas avoir de l'admiration pour une femme pareille ?
113:13
Merci beaucoup, Serge, d'avoir choisi Europe 1 ce soir pour parler de Brigitte Bardot. Merci beaucoup d'avoir fait l'ouverture de la libre antenne ce soir sur l'antenne d'Europe 1. Un grand merci à vous.
113:24
Moi, je suis un fan de Brigitte Bardot.
113:28
Quel est le film que vous préférez de Brigitte Bardot ? Et sa chanson préférée ?
113:40
Elle a tourné avec son ex-mari Jacques Charrier. Oui, c'était Jacques Charrier. Elle a tourné Babette Sandra Tanguère avec Jacques Charrier. Bon, elle était magnifique. Elle était magnifique. Elle était belle.
113:53
De toute façon, elle était magnifique tout le temps.
113:56
Non, mais vous me parlez quel film vous préférez. Alors moi, je vous dis Babette Sandra Tanguère.
114:03
Et la chanson préférée, votre chanson préférée ?
114:06
Évidemment, La Madrague.
114:08
La Madrague.
114:10
La madrague. Mais enfin, mes chats ont perdu une grande amie ce matin.
114:17
Vous en avez combien des chats ?
114:19
Trois. Et ce sont des minettes qui étaient SDF et que j'ai recueillies.
114:26
Ah.
114:27
Voilà.
114:28
Elle vous a inspiré dans votre vie, Brigitte Bardot, Serge ?
114:34
Dans quel domaine ?
114:35
Je ne sais pas, dans le domaine justement du sauvetage des animaux, par exemple, puisque les trois, vous les avez recueillis, vos trois petites chattes.
114:42
Ah non, non, non, non, mais l'amour des animaux, je l'ai toujours eu. Non, mais simplement, elle m'a inspiré dans le sens de faire en sorte, quand je peux en parler autour de moi, de faire en sorte que les gens adoptent des animaux. Et elle m'a inspiré également dans le sens, il ne faut pas acheter des animaux, il faut les adopter dans les refuges.
115:10
Et puis c'est pareil, parce que vous allez léguer aussi 50% de votre héritage à la Fondation. Ce qui veut dire quand même qu'il y a un lien particulier avec elle.
115:21
Simplement, vous allez sourire, mais au moins quand je serai là-haut, je serai content de voir que les animaux profitent de mon argent.
115:34
Et on a Christine au 7 39 21 3 x 75 centimes plus coût du SMS qui nous écrit, très touchée aussi par la disparition de Brigitte Bardot, « J'ai pris également des dispositions pour que mes biens aillent à sa fondation et non à ma famille. Il est important que son combat pour la cause animale se poursuive.
115:55
» Donc vous êtes nombreux à faire ce geste, hein ?
115:59
Ah non, mais de toute façon, quand j'habitais Paris, j'étais allé à la fondation sur place. Rue Vineuse. Voilà. Dans le 16ème. Et je me suis rendu... Allô ? Oui, oui, je vous écoute. Je me suis rendu compte du dévouement des bénévoles. Parce que les bénévoles sont très dévoués pour la condition animale.
116:27
Mais...
116:28
Malheureusement, je pense que la fondation va continuer, mais je pense qu'il y a encore un très long travail à faire pour que les abrutis qui martyrisent les animaux ne le fassent plus.
116:48
On devrait faire de très lourdes peines de prison et de dommages à intérêts. Parce que Quand on voit des animaux attachés en forêt ou martyrisés avec des brûlures sur le corps ou n'importe quoi, bon, les animaux ne sont pas des potiches. Donc les gens qui martyrisent les animaux devraient être énormément pénalisés.
117:20
Mais il y a encore un très long travail de...
117:27
de civiliser les sauvages.
117:30
Merci beaucoup Serge d'avoir choisi Europe 1 pour rendre cet hommage à Brigitte Bardot. Un grand merci à vous et on va se quitter avec la madrague justement.
117:39
Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année. Je vous fais toutes mes amitiés Valérie.
117:44
Merci beaucoup Serge. Au revoir.
117:46
Au revoir.
117:56
Ça commence comme dans un film noir Un jeune couple embarqué dans une sale histoire Petit voleur, fiché et recherché La vie les a changés En marginaux blessés En cavale Changeant chaque soir D'hôtels d'identité Évitant les bars Mais traquer une seule lueur d'espoir Ce sera la fin du blues Dans le port de Veratruz Rio Rio Grande Dès la frontière passée, nous serons blanchis sauvés.
119:29
Rio, Rio Grande.
119:50
On se promet une vie sans blouse, tout commence avec ma crousse.
120:20
Vrais mensonges Rêveurs éveillés Le Mexique est très loin Du supermarché Les vigiles Que nous ont vite repérés La banlieue du Lous.
121:02
Rio, Rio Grande, et la frontière passée, nous semblons Gisou.
121:38
Europe 1, la libre antenne.
121:39
Valérie Darmon. Bonsoir Marie-Lyne. Oui, bonsoir. Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1. Pour nous parler de quoi ? Dites-moi.
121:51
De l'infidélité dans le couple.
121:53
L'infidélité dans le couple. Vaste sujet. Vous avez quel âge Marie-Lyne ? J'ai 73 ans. 73 ans. Vous avez été mariée combien de temps ?
122:06
J'ai été mariée depuis 50 ans.
122:09
Vous êtes mariée depuis 50 ans ? Oui. Alors, d'accord. Vous nous parlez d'infidélité, donc il y a quelque chose qui était dissonant. Alors, racontez-nous, Marilyn, justement, cette dissonance qui m'a comme ça un petit peu fait tressailler sur le moment.
122:29
C'est ça le but, n'est-ce pas ?
122:31
Oui, ça marche. Ça veut dire que vous allez nous parler du pardon aussi, sans doute.
122:35
Exactement. C'est le fameux pardon qu'on prône énormément. Je vais expliquer pourquoi le pardon, ça dépend comment on le fait, comment on prépare. Alors moi, je suis mariée depuis 50 ans et j'ai appris l'infidité de mon mari d'une manière très brutale.
122:58
Vous l'avez découverte ou c'est lui qui vous en a parlé ?
123:02
J'ai raconté l'histoire. On est un couple, on aime bien s'amuser, on aime bien faire la fête. J'avais des invités ce soir-là. Je croyais que mes invités s'étaient trompés de route et qu'ils nous téléphonaient pour savoir l'adresse. Au fait, j'entends mon mari qui dit « Poussin, je ne peux pas te répondre, je suis à la maison. » Ecoute, Martheau, là, je me suis retrouvée vraiment dans un état pas possible. J'attendais des invités en plus.
123:34
Mais qu'est-ce qui m'arrive, là ? Mais qu'est-ce que c'est ? Le monde s'est arrêté d'un coup.
123:40
Mais attendez, vous avez décroché sur la même ligne que votre mari ?
123:44
téléphone de la maison. Au fait, il s'est trompé. Il a fait le numéro de téléphone de la maison. Il croyait que il téléphonait à sa maîtresse.
123:51
Ah oui, c'est un acte manqué.
123:55
Exactement. Et donc là, évidemment, pour moi, ça a été très, très brutal. Et suite à ça, je lui ai dit, mais qu'est-ce qui se passe ? Non, j'ai reçu d'abord mes invités. On a fait la soirée. J'ai fait comme si derrière.
124:09
Vous êtes forte, hein ? Vous êtes forte, Marilyn. C'est comme si de rien n'était.
124:13
Exactement. Mais c'est-à-dire, je me suis dit, attends, je vais me respecter parce que d'abord, j'ai fait à manger toute la journée. J'ai préparé une belle table. J'ai attendu des gens que j'aimais beaucoup. Alors, je me suis dit, non, il ne va pas me gâcher ça. Et donc, voilà, quand les invités sont partis, je lui ai dit, tu m'expliques, là ? Et là, il me dit, non, c'est rien. Je lui ai dit, attends, c'est rien. Tu l'appelles Poussin et puis tu me dis, c'est rien ?
124:38
Il avait une double vie depuis 10 ans.
125:00
Depuis 10 ans, oui.
125:02
Et c'est à quel moment de votre mariage que vous apprenez cette double vie de votre époux, puisque c'est toujours votre époux, donc...
125:09
Voilà, ça fait 4 ans en arrière que j'appuie ça. Non, c'était en 2016. Octobre 2016.
125:14
Ah oui, c'est tout récent.
125:15
Je suis mariée en 72. Je viens de Suisse, c'est pour ça que je suis en 72. Ah oui, ah oui. Je suis mariée en 72. Et donc, voilà, c'est en 2000... Mais ce n'était pas la première fois, hein. J'ai déjà pardonné une fois. Je me suis dit, oh ben voilà, dans tous les couples, ça existe. Vous voyez comment on a des choses qu'on croit comme ça. Je me suis dit, ça existe dans tous les couples. Maintenant qu'on est passé par là, il sait qu'est-ce que ça s'est passé parce que je l'ai mis dehors pendant deux mois et tout ça, il est revenu.
125:51
Et voilà, je me suis dit... Et puis on s'est assis là-dessus. Moi, je me suis assis là-dessus. Je me suis dit... On s'entend vraiment. On est un couple vraiment. On aime la fête. On aime danser. On aime aller dans les festivals. J'aime accueillir du monde. Et voilà, on voyage énormément. Très complice. Très complice. Très, très complice. On a la même musique. On a fait la route du rock en Amérique. On a vraiment beaucoup de choses. On fait du ski.
126:18
Très dynamique, très complice. Beaucoup de vie, beaucoup de joie dans votre vie finalement.
126:24
On faisait beaucoup la fête chez nous, on mettait la musique à fond, voilà. Et donc, à aucun moment... Et tous les vendredis soirs, on sortait pour aller danser du rock. Tous les vendredis soirs.
126:35
Est-ce que vous lui avez demandé, Marilyn, au moment de la première tromperie, qu'est-ce qui lui manquait dans son quotidien pour aller voir ailleurs ? Est-ce que c'est un coureur depuis déjà la base ?
126:49
C'est un séducteur. C'est un séducteur. Et ça, c'est vrai que quand on est femme, on est flatté d'être pris... D'être choisi. D'être choisi. Et je me suis dit, c'est un séducteur. Je ne vais pas le changer. Je l'ai choisi comme ça. Je ne vais pas le changer. Mais j'aurais dû mettre des limites.
127:12
Et c'est ça qu'aujourd'hui j'aimerais dire aux femmes, que dans sa vie, il faut mettre des limites. On peut accepter l'autre comme il est, mais avec des limites de respect de soi.
127:22
Mais ça aurait été quoi les limites par exemple aujourd'hui avec l'expérience que vous avez aujourd'hui ? Quelles limites vous auriez mis à l'époque de la rencontre ?
127:32
Est-ce que ce n'est pas pour ça aussi que le couple a duré ? Ah, de manière presque inconditionnelle.
127:58
Inconditionnelle, voilà, tout à fait, le mot juste, inconditionnelle.
128:01
Vous pensez qu'on peut aimer son conjoint ou sa conjointe de manière inconditionnelle, Marilyn ?
128:06
Oui, oui, oui. À condition, peut-être que l'autre, il soit conscient de ça.
128:17
Et lui, il l'était, lui, votre mari ? Conscient de votre amour ?
128:22
Non, c'est ça, en fait. C'est ça. Comment aller chercher la conscience de l'autre ? Comment expliquer ça ? Comment le faire comprendre que mon amour est tellement sans limite qu'il doit... C'est quelque chose de précieux. Et c'est ça, en fait. Je n'ai pas su faire ça. Je n'ai pas su.
128:42
Mais bon. Et aujourd'hui, il le sait ou pas ?
128:45
Oui, oui. Alors là, après, évidemment, comme ça s'est passé il y a 30 ans, avant, À l'époque, j'avais 40 ans. Je fêtais mes 40 ans, justement. Lui, il fêtait ses 50 ans. Je me suis dit, c'est la crise...
129:00
De la cinquantaine, oui, c'est ça. C'est le démon de minuit, comme on dit.
129:04
Le démon de minuit. Alors, je me suis dit, oh ben, voilà, on est passé par là, donc maintenant, c'est fini.
129:09
Voilà, c'est une passade et c'est justement, c'est passé. Voilà, c'est ça que vous avez dit.
129:14
Tout le coup, ça se passe et moi, j'ai passé. Et voilà, c'est comme ça. Et là, aujourd'hui, au jour d'aujourd'hui, je suis encore avec lui parce que quand même, 50 ans de vie ensemble où tout va très bien, Mais au fait, j'ai compris, évidemment, que j'ai travaillé sur moi, j'ai vu les thérapeutes, j'ai vu les psychiatres, j'ai vu beaucoup de monde après cette histoire. Parce que là, j'étais vraiment... Je pense que ça m'a ramenée à la première histoire.
129:43
Oui, sauf que là, c'est une double vie. C'est-à-dire que 10 ans avec deux femmes ?
129:50
10 ans avec 2 femmes ce qui était très très difficile pour moi c'est qu'ils disaient je t'aime malgré tout je t'aime mais ça ça n'a rien à voir mais comment tu peux dire que ça n'a rien à voir c'est pas possible tu peux pas dire que ça n'a rien à voir avec toi alors après j'ai compris pourquoi ça n'avait rien à voir avec moi parce qu'au fait lui c'est quelqu'un il y a des hommes comme ça qui trompent leur femme c'est pas parce qu'ils n'aiment pas leur femme c'est tout simplement ils ne s'aiment pas eux-mêmes
130:20
Oui, donc ils cherchent la réassurance et l'existence dans le regard des femmes qu'elles posent sur eux en fait, c'est ça que vous voulez dire.
130:27
Voilà, ils ont besoin, au fait c'est ce que j'expliquais, je lui dis au fait quand tu regardes les autres femmes qui te regardent, que tu fais tout au cinéma pour que les femmes te regardent de cette manière, c'est comme si c'est l'oxygène pour toi, c'est ton oxygène, tu ne peux pas vivre sans ça.
130:46
Il a construit des choses avec cette autre femme ou pas ?
130:49
Non, non, non, non. C'était vraiment quelque chose qu'il voyait. Je ne crois pas. Je ne crois pas qu'il a construit. Non, je ne crois pas. À un moment donné, j'ai cru qu'elle était enceinte. J'ai dit, mais attends, tu l'as mis enceinte ou quoi ? Pour rester 10 ans comme ça.
131:06
Et vous avez eu envie, à un moment donné, vous, de la rencontrer, cette femme ou pas ? J'ai essayé d'aller la rencontrer.
131:13
J'ai essayé d'aller la rencontrer. Évidemment qu'après cette histoire, quand ça s'est passé, ou que j'ai appris ça, j'ai fait mon enquête pour trouver qui c'était, parce qu'évidemment je ne savais pas, j'ai fait mon enquête, j'ai trouvé son nom, son numéro, et je lui ai dit, maintenant tu viens avec moi, on va aller la voir.
131:29
Et vous y avez été tous les deux.
131:31
Oui, et elle n'a pas ouvert la porte. Elle n'a pas ouvert.
131:37
Et est-ce qu'après vous avez tenté de la rappeler ou de la voir quand même ?
131:42
Vous avez fait un peu le forci ?
131:48
En plus en Suisse.
131:49
Ah oui, alors là, ce n'est pas le genre.
131:52
Vous êtes en Suisse allemande ou en Suisse italienne ?
131:57
En Valais. Évidemment, ce n'était pas très bien vu. Puis lui, il était dans tous ses états parce que les Suisses sont très... Le m'as-tu vu ? Tout ça, c'est très important. Voilà. Et donc, ce n'est pas poli. Enfin bref, j'ai fait un scandale pas possible derrière la porte. Et quand on est rentré chez nous, elle m'a appelée.
132:18
Elle m'a dit, vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Vous m'avez fait de la honte ? Je lui ai dit, mais attendez, comment vous me permettez ? Vous croyez que j'allais vous envoyer des fleurs ou quoi ? Vous êtes malade ? Et c'est comme ça. Donc, c'est elle qui m'a contactée. Et là-dessus, après, elle m'a envoyé des mails, mais pas possible, pour me dire tout ce qui s'est passé, que c'était l'amour de sa vie. Bref, un cinéma qu'elle m'a fait. Mais des fois, les maîtresses, elles ne se rendent pas compte qu'au fait...
132:46
Bon, après, c'est pour ça qu'elle est son maîtresse. C'est parce que l'homme, il va vers cette personne parce qu'il n'a pas les factures, il n'a pas tous les problèmes qui se passent dans un ménage.
133:00
Ils sont comme dans un monde parallèle. Que du bien, que des bonnes choses !
133:07
Vous en avez parlé avec votre mari à ce moment-là. Vous lui avez dit, mais pourquoi 10 ans de double vie ? Est-ce que tu l'aimes aussi ? Est-ce qu'on peut aimer deux femmes en même temps, par exemple ?
133:19
Alors, il se disait qu'il n'aimait pas. C'était comme une copine.
133:23
C'est un peu facile, non ? Vous savez, les hommes, ils racontent bien ce qu'ils ont envie. Je dis, écoute, si tu restes 10 ans... Oui, mais je n'y arrivais pas. C'était un sac vicieux. J'avais peur parce qu'en fait, elle lui faisait du chantage.
133:37
que s'il le quittait, elle allait me téléphoner. Alors du coup, il avait peur. Comme la première fois que ça s'est passé, j'avais mis dehors, il savait que cette deuxième fois, ça n'allait pas se passer comme ça. Et que là, c'était fini. Et c'est cette peur qui l'a empêchée Entre parenthèses.
133:57
Ce qui peut s'entendre, parce qu'il a quand même fait un acte manqué. Les actes manqués disent quelque chose. Il appelle la maison... C'est comme s'il faisait un aveu, d'une certaine manière, sans le faire exprès. Mais l'inconscient le fait peut-être exprès pour que vous découvriez le poteau rose et qu'il puisse se débarrasser d'elle. Il ne l'a plus jamais revue, ensuite, cette femme ?
134:14
Alors, justement, ça ne s'est pas terminé si facilement. Parce que là-dessus, je lui ai dit, écoute, étant donné la situation... Je sais que 10 ans de vie comme ça avec quelqu'un, elle ne va pas te lâcher comme ça. Vu qu'elle a fait et qu'elle m'a appelée, je dis que ce n'est pas une nana qui va te lâcher comme ça. Donc, elle va essayer de te téléphoner. Alors, si jamais elle te téléphone, tu me dis que peut-être ensemble, on pourra regarder. Et c'est là que ça a été le plus dur pour moi. C'est là. En fait, il m'a de nouveau caché ça.
134:45
Qu'elle lui téléphonait, qu'elle le contactait pour continuer.
134:50
Et ça, moi, je ne savais pas. Je croyais vraiment que c'était fini. Et c'est seulement une année après que j'ai appris que c'était vraiment fini.
134:56
Et comment vous l'avez su qu'elle téléphonait, etc., puisqu'il ne vous le disait évidemment pas ?
135:02
Là aussi. Vous savez, quand on a bougé quelque chose, après, ça m'a mis la puce à l'oreille. Je me suis dit, maintenant, il faut que je me méfie. En plus, la personne ose vous téléphoner, vous envoyer des mails et tout, ça veut dire qu'elle ne va pas lâcher comme ça, cette personne.
135:20
Donc, vous avez été hyper vigilante.
135:22
J'étais hyper vigilante. Et le hasard, encore une fois, encore une fois le hasard, une amie vient me voir. On avait été faire un week-end parce qu'on fait aussi du tango argentin. Donc, on était partis faire un stage de tango. Et je lui dis, attends, je vais te montrer les photos. Et c'est mon mari qui avait pris les photos. Je vais prendre son portable. J'ouvre le portable, j'appuie et j'entends où est-ce que tu es ? Et c'était sa voix. Je lui dis, attends...
135:50
Et il laissait le téléphone comme ça ouvert, sans code, sans rien du tout ?
135:56
Je n'étais jamais, jamais de ma vie. J'ai fouillé dans ces affaires.
136:01
Jamais, jamais. Même après cette histoire, Marilyn ?
136:04
Non, je n'étais pas du tout comme ça. Je n'avais pas envie de rentrer là-dedans.
136:08
Vous êtes une femme en or.
136:09
Je ne sais pas si je suis en or. Mais je n'avais pas envie de prendre... C'est son histoire. Il faut que c'est lui qui le règle.
136:19
Moi, je n'ai pas... Mais après, c'est vrai, suite à ça, c'est là que j'étais mal. J'étais plus mal. Après, une année après, parce qu'au fait, j'avais confiance en lui. Comme il m'a dit, écoute, c'est parce que j'étais prise dans une engrenage, je ne voulais pas qu'elle t'appelle. Enfin bref, il m'avait raconté tout ça. Je lui avais cru. Mais quand j'ai vu qu'il gardait un contact avec elle, là, ça n'a plus été. C'est là que j'ai pris la réalité en face.
136:50
Est-ce que là, la question de le quitter s'est posée quand même, à un moment donné, pour vous ?
136:54
Oui, oui, oui. Là, je lui ai dit, écoute, tu pars. Ce n'est plus possible. Mais encore une fois, la vie, elle est très, très... Elle vous met des choses sur votre route très difficiles. En même temps, je l'aimais et en même temps, je ne voulais pas le quitter. Et le hasard a voulu. Vous savez, quand vous vous mettez dans des situations de stress comme ça, vous déclenchez des maladies. Et c'est ça que je voudrais aussi dire aux gens. Quand vous mettez, vous envoyez, votre cerveau envoie des choses à votre corps et votre corps va envoyer des maladies. Donc, il a eu le cancer de la prostate. Et comme je suis dans le milieu hospitalier à Genève, je connais beaucoup de monde.
137:28
On a fait un entretien ensemble entre tous les médecins. Elle m'a dit, tu viens avec moi. Évidemment, parce que ça lui mettait en confiance pour voir ce qu'on allait faire. Et donc, j'ai dû l'accompagner plusieurs fois. On a eu plusieurs entretiens. J'ai dû l'accompagner. Et là, je l'ai vu dans cet état. J'ai dit, je ne veux pas le quitter dans cet état-là.
137:48
Donc, vous êtes restée avec lui pour l'accompagner dans la traversée de cette maladie ?
137:53
Voilà, oui. Et là, je lui ai dit, écoute, on va rester ensemble, mais dis-toi bien que toute cette histoire, tu m'as changé. Tu as mis d'autres choses. Je ne savais pas ça. Je ne savais pas que ça pouvait exister. Quelqu'un qui t'aime et qui te fait du mal.
138:09
Est-ce que vous pensez que vous êtes naïve, Marilyn ?
138:12
J'étais naïve, oui, oui, j'étais très, très naïve parce que je suis une personne, j'aime la vie, j'aime tout, je crois que tout le monde est bon, tout le monde est gentil. Pour moi, c'était impensable, impensable que quelqu'un, qu'on aime et qu'on fait tout pour la personne. Moi, je n'aimais pas repasser, je repassais ses chemises, mais avec amour. Quand il mettait sa chemise, je le regardais, j'ai dit, t'as vu, j'imitais, je ne sais pas, j'ai trouvé que c'était, j'étais comme ça, j'étais comme ça, j'étais idiote, mais voilà.
138:41
Vous l'aimiez vraiment. C'est vrai que la confiance, elle met longtemps à se construire, mais en un clin d'œil, elle peut s'effondrer et à reconstruire. Après, on remet très très longtemps. Est-ce qu'aujourd'hui, ça fait quatre ans cette histoire, donc c'est tout frais, est-ce qu'aujourd'hui, vous lui faites de nouveau confiance ?
138:56
Déjà une, il a eu le cancer de la prostate.
139:02
Vous voulez dire qu'il y a des séquelles, c'est ça ? Exactement. Donc là, évidemment, c'est différent.
139:08
Il y a des choses.
139:09
par la source des choses. Et ça, c'est une chose. Et en plus, suite à ça, étant donné que j'ai essayé de me reconstruire avec beaucoup de choses, j'ai profité pour faire une formation. Je me suis dit, je ne vais pas rester par terre, je vais me relever. Et c'est là que je suis allée faire une formation de coaching qui m'a beaucoup, beaucoup aidée.
139:29
Beaucoup plus que les thérapeutes, les MDR, les trucs, tout ça. Et là, je me suis dit, tiens, voilà, moi, si j'avais eu tout ce que j'ai vu après, beaucoup longtemps après, deux ans après, parce que pendant deux ans, j'ai souffert, j'ai souffert. J'avais des moments où j'étais en bas, des moments où j'étais en haut. C'était vraiment les montagnes russes pendant deux ans. Et là, après, je me suis dit, non, tu ne vas pas rester là.
140:00
C'est son histoire. J'ai travaillé beaucoup sur moi. Je suis allée voir Le Pardon avec Olivier Clerc. Je suis allée faire un stage de pardon. J'ai croyé qu'on pouvait pardonner de cette manière, mais là aussi, le seul pardon, moi j'ai des choses à dire, parce que je trouve que le pardon, on peut pardonner, mais pas oublier. Il ne faut pas oublier.
140:21
Et puis le pardon, il sert surtout à celui qui pardonne, plus qu'à celui qui est pardonné.
140:26
Voilà.
140:28
De toute façon.
140:30
C'est-à-dire, on renvoie à l'autre, sa culpabilité à lui.
140:35
C'est ça, on ne la prend pas en charge.
140:38
On ne la prend pas en charge, c'est surtout ça. Et puis on reprend sa responsabilité par rapport à ce qu'on reçoit. Vous voyez, c'est très difficile tout ça. Qu'est-ce que je vais en faire avec ça ? Ou je me mets par terre, ou je me relève.
140:53
Est-ce que vous vous êtes sentie quand même, dans cette histoire, avec deux tromperies, dans une co-responsabilité de ce qui s'est passé ?
141:03
Oui, c'est pour ça que je travaille, justement. Vous touchez vraiment la chose importante. Moi, j'ai mis en place une méthode, ça s'appelle la méthode des trois R, justement, responsabilité, pour justement, qu'est-ce qui fait, pourquoi on doit prendre sa responsabilité. Et au moment où on la prend, cette responsabilité, on devient libre.
141:25
Et vous, quelle responsabilité vous avez prise dans cette histoire ? Vous vous êtes dit, j'ai été trop sacrificielle, j'ai été trop soumise, j'ai été trop naïf. Qu'est-ce que vous vous êtes dit, Marilyn ?
141:36
Non, je ne dis pas trop. Non, pas de trop. Il n'y a pas de trop dans la vie. Je ne crois pas que c'est ça. C'est que je ne me suis pas respectée.
141:47
Et si vous vous étiez respectée, vous l'auriez quittée ? Vous auriez fait quoi ?
141:51
Non, je ne me suis pas respectée, c'est-à-dire quand il avait des comportements où je voyais qu'il allait vers les femmes comme ça, j'aurais dû lui dire mais non, là moi ça ne me va pas.
142:00
Ah oui, vous ne l'avez jamais manifestée ? Vous n'aviez pas du tout de... Vous n'aviez pas osé ou vous n'aviez pas vu ?
142:08
Non, vu, je savais qu'il était comme ça, mais je pensais que moi aussi, tout le monde en est dans la séduction. Il ne faut pas non plus dire que vous n'êtes pas séduite par quelqu'un. Moi, j'ai été séduite des fois par un homme, mais après, j'avais des valeurs. Je pensais qu'il avait ces valeurs-là qui empêchaient qu'il aille plus loin.
142:29
Parce que moi aussi, j'ai attendu en 50 ans, évidemment, que j'ai rencontré des hommes qui m'ont draguée et tout ça, et puis que j'avais bien envie. Mais après, j'ai dit, mais attends, tu ne veux pas faire ça, ça ne se fait pas. Tu vas avoir honte vis-à-vis de l'autre après, quand tu vas rentrer à la maison, comment tu vas faire ?
142:48
Et puis après, si j'avais des hommes qui vraiment me draguaient trop longtemps, je lui en parlais. Je lui dis, tu sais, je n'aime pas aller là parce que le monsieur là, il est trop entrepreneur vis-à-vis de moi. Je n'aime pas. Et du coup, il me dit, ah bon ? Et là, pendant ce temps, il avait sa maîtresse.
143:03
Ah oui, oui. Lui, il n'a jamais envisagé de vous quitter, lui ?
143:09
Ah non, non, non, non.
143:11
Et moi, je voulais savoir quelles sont les clés que vous pourriez donner ce soir aux auditeurs et aux auditrices d'Europe 1 qui ont peut-être été confrontés à des infidélités dans leur couple, même s'elles ne sont plus ou ils ne sont plus avec le conjoint ou la conjointe, mais ça laisse quand même des traces, parce qu'on ne se sent pas respecté, on ne se sent pas choisi et surtout, on se sent trahi.
143:35
Oui, tout à fait, oui. Alors, moi, les clés que je peux donner, c'est que d'abord, j'ai fait cette formation de coaching qui m'a beaucoup, beaucoup aidée et j'ai fait aussi une formation de EFT.
143:46
Oui, EFT, c'est les petits tapping que l'on fait au sommet du crâne, sous la pommette, au-dessus de la bouche, sous la bouche, sur les clavicules, par exemple, oui.
143:57
Exactement. Parce que moi, quand j'allais voir le thérapeute et que je rentrais chez moi, je me retrouvais avec mes pensées qui tournaient dans ma tête. Je n'avais pas d'outils. Ils ne nous donnaient pas des outils. Je me dis, mais pourquoi ils ne nous donnent pas des outils quand on arrive ? Et c'est là que j'ai compris. J'ai dit, voilà ce que j'aimerais donner aux gens que je vais accompagner, que j'aimerais accompagner, que j'accompagne d'ailleurs.
144:20
Et donc je donne ces outils justement, je donne des petits outils, je fais des gronds avec eux pour aider quand ils sont en crise ou devant une situation difficile. Et je leur donne donc ces petites techniques.
144:34
Alors par exemple une technique, puisque vous l'avez évoqué l'EFT, on tapote le dessus du crâne et on dit je lâche prise, je laisse partir par exemple ?
144:45
Alors, il y a toute une phrase pour chaque situation. C'est pour ça que je prépare les phrases. Et puis, pour chaque situation, ce qu'elle dit, par exemple, avant-hier, j'ai une personne que, elle, elle est restée aussi, mais c'est difficile pour elle. Chaque jour, elle se rend compte qu'elle n'aime plus son mari. Elle aime son mari, mais son cœur est fermé. C'est ce qui se passe souvent. Oui.
145:09
mais en même temps le cœur qui est fermé. Elle est fermée parce que c'est pour se protéger. Moi, ça s'est passé aussi comme ça.
145:15
Alors, la phrase que vous lui recommandez et les outils que vous lui donnez justement pour réouvrir son cœur, ce qui vaut peut-être d'ailleurs pour réouvrir son cœur à l'amour tout court aussi.
145:25
Exactement, oui.
145:26
Alors, qu'est-ce que vous préconisez dans ce cas, Marine ?
145:31
Je prépare des phrases. Mon cœur, par exemple, je veux dire, mon cœur s'est fermé pour me protéger, mais je t'aime encore.
145:40
Et je m'aime et je m'accepte comme je suis.
145:41
D'accord. Je m'aime et je m'accepte comme je suis.
145:46
Voilà. Et ça, on tapote et on fait une grande phrase la première, trois fois. Et après, on termine par je m'aime et je m'aime. Après, on prend chaque situation. Je suis en stress.
145:59
Il y a chaque endroit qu'on va mettre une phrase, un mot bien précis que la personne m'a dit. Je le mets dans la ronde. Je vais la mettre dans la ronde. Tous les mots qu'elle va me dire, j'ai mon cœur qui est fermé, je suis stressée, chaque fois qu'il arrive, je me sens mal. Et tous ces mots-là, je vais les mettre dans la ronde. Je vais l'intégrer dans la ronde.
146:24
D'accord, donc c'est-à-dire que vous allez reprendre les propos de la personne à l'heure qu'elle est en train de tapoter sur les points clés dont je parlais tout à l'heure, par exemple les clavicules, le dessous de... D'abord je discute, je lui dis qu'est-ce que vous ressentez, qu'est-ce qui se passe, dites-moi avec vos mots.
146:41
Alors elle me dit ces mots et moi je prépare avec ces mots, je vais les préparer de manière qu'elle puisse faire sa ronde avec.
146:49
D'accord, vous appelez ça une ronde en fait, ces petits tapotis, tapotas ?
146:54
Oui, tout à fait.
146:54
Alors, il y a le FT. Qu'est-ce qu'il y a d'autre comme outil pour, justement, éviter les pensées ruminatives ou ruminantes ?
147:03
Alors, pour éviter, justement, le FT est super intéressant.
147:06
Alors par exemple, ça aussi, je peux faire une ronde avec ça. Avec tout ce que la personne va me dire, on va faire une première, la première fois on va faire là au moment où elle est en crise. Par exemple, la personne avant-hier, elle était tellement en crise que j'ai dû faire faire l'EFT et donc on mesure l'intensité Du stress. Et après, quand on a terminé, on voit si l'intensité a diminué. Si elle n'a pas diminué, on recommence. Et voilà.
147:35
Juste que ça diminue.
147:37
Voilà, exactement. Puis le lendemain, on rediscute avec elle. Et les mots qu'elle va de nouveau me dire, je vais le reprendre pour de nouveau refaire une ronde. Et c'est comme ça qu'on travaille. Et après, je fais des questionnements sur le coaching. Quand on a terminé un peu, on abaisse un peu la tension de la personne. On va donc après travailler justement sur la responsabilité. Donc, c'est là que j'appelle ma méthode des 3 R parce que moi, je travaille sur la responsabilité pour reprendre son pouvoir intérieur, sortir du rôle de victime.
148:11
C'est pour ça que je vous disais tout à l'heure-là que quand on reprend sa responsabilité, on sort du rôle de victime, on se sent libre, on n'est plus victime.
148:19
Oui, on retrouve son pouvoir, justement, et on n'a pas du pouvoir à l'autre.
148:23
Voilà, c'est ça. Et c'est intéressant. Et après, je travaille aussi sur les ressources parce que la personne, elle a toujours eu dans sa vie des moments difficiles où elle a eu des ressources. Eh bien, on va les utiliser, ces ressources. On va se reconnecter avec ses valeurs. On va retrouver les forces qu'elle a en elle. Parce qu'on a tous à l'intérieur de nous la solution.
148:45
Oui, de toute façon, tout problème a sa solution.
148:49
Mais elle est à l'intérieur de nous, mais on ne sait pas.
148:51
Bien sûr, bien sûr. De toute façon, tout part de nous, tout nous revient. Donc, on est au centre du dispositif.
148:57
Exactement.
148:59
Et après les ressources ?
149:01
Alors là, j'ai fait la reconstruction de la confiance. On va travailler sur la confiance. Pour travailler, comprendre pourquoi on a peur, et puis savoir poser des limites, comme je vous disais. Oui. C'est important de poser des limites pour se faire respecter. Et puis on fait des exercices. On travaille beaucoup sur les émotions. Beaucoup.
149:24
Donc responsabilité, ressources et reconstruction.
149:28
Et renaissance.
149:30
Et renaissance.
149:31
Voilà. Et puis, pour se retrouver dans cette relation plus en sécurité, parce qu'on ne se sent pas en sécurité quand on est avec quelqu'un qui a été infidèle. On a plus confiance, on ne se sent plus en sécurité. Qu'est-ce qui est plus important dans une relation ? C'est d'être en sécurité.
149:48
Ça dépend pour qui. Il y a des gens, ça peut être leur liberté, ça dépend des valeurs, la première valeur en fait. C'est d'avoir une spiritualité en commun, ça dépend de chacun. Il y a une autre technique aussi pour arrêter les pensées ruminatives, c'est dire, se mettre évidemment en lien avec la pensée qu'on rumine, et dire « je remarque, je pense que ». Et ça met de la distance. Je remarque, je pense que je suis très stressée.
150:19
Il y a trois étapes. Donc ça met un peu à distance le stress.
150:25
Il y a aussi ça. Il y a aussi le fait de dire je remarque, je pense que en chantant. Si vous chantez, vous chantonnez votre pensée ruminative et que vous changez de voix, vous pouvez prendre une voix de dessin animé, etc. Ça dédramatise cette pensée qui revient, cette pensée parasite.
150:44
Ça marche assez bien aussi.
150:45
Oui, oui, parce que moi, je fais aussi le yoga du rire.
150:48
Ah oui, ça, ça marche très, très, très bien le yoga du rire.
150:51
C'est peut-être que je ris facilement parce que je fais le yoga du rire et justement, toutes les choses difficiles, on peut le mettre en rire.
150:59
Et oui, ça marche très. Au début, on paraît un peu dingo.
151:04
Oui, l'UFOCA. Au début, les gens rigolaient. Ils disent, mais qu'est-ce que tu vas faire ? Mais je dis, mais si. Et les gens sont venus à reculons. Et bien, quand ils étaient, franchement, dans la séance, ils étaient contents. Mais bon, ça, ça demande quand même d'être dans une séance.
151:19
Et finalement, ces infidélités de votre époux, vous avez drôlement bien transformé ces épreuves, Marilyn. Vous en avez fait presque un job à 73 ans.
151:29
Oui, c'est ça que j'aimerais envoyer ça aux gens. Et j'ai une phrase vraiment que j'adore. On ne choisit pas la blessure, mais on peut choisir la manière de se relever.
151:41
Moi, j'aime bien ce qu'on en fait aussi. On ne choisit pas la blessure, mais on choisit ce qu'on en fait. Et la manière de se relever, effectivement. Est-ce que vous avez des enfants avec votre mari, Marilyn ?
151:53
Oui, j'ai deux filles. Je suis grand-mère, j'ai sept petits-enfants, oui, oui, oui.
151:59
Est-ce que vos enfants, vos filles, en plus des filles, aujourd'hui, journée nationale de la femme, c'est quand même pas rien, est-ce qu'elles connaissent les frasques de leur père ?
152:13
Oui.
152:13
Et donc, quand vous avez choisi de rester avec lui, les deux fois, qu'est-ce qu'elles vous ont dit ? Vous êtes proche de vos filles, j'imagine.
152:22
Vous savez, les enfants, ils n'ont pas envie que la famille s'éclate.
152:27
C'est ça ? Oui. Parce que la dernière fois, avant que je sache qu'il avait un problème de santé, moi j'avais dit aux filles, ben voilà, je vais le quitter cette fois-ci, c'est fini. Elles ont fait une réunion et elles m'ont dit, maman, tu vas te retrouver comment ? À 70 ans, tu vas faire comment ?
152:49
Elle m'a dit, réfléchis, vous aimez danser, vous aimez voyager, vous aimez faire un tas de choses ensemble, et aujourd'hui, tu vas vendre la maison. Et au fait, elles ont eu raison. Elles ont eu raison, je pense. Parce que ça dépend comment c'est. Puis aussi, une chose que j'ai bien compris, qu'il y a plusieurs sortes d'infidelités.
153:13
C'est-à-dire ?
153:16
C'est-à-dire, moi, l'infidélité que j'ai eue, c'est un homme qui ne s'aime pas lui-même. Donc, on a beau l'aimer, il va continuellement chercher. C'est parce que quand il était petit, on ne l'a pas aimé. Et donc, il a besoin d'aller sentir que d'autres personnes l'aiment. Il n'a pas su s'aimer lui-même.
153:40
Donc, c'est différent et c'est quelqu'un de très gentil, de très... Comment ça ?
153:48
Voilà, je l'aime, comme il est. Ah oui, vous continuez de l'aimer comme il est.
153:53
Comme il est.
153:54
Est-ce que c'est le vrai amour, celui-là, Marilyn ?
153:58
Je ne sais pas. Je suis pas assez... Je sais que moi, je suis comme ça. Et puis après, ma foi, chacun... D'autres personnes vont dire qu'elle est folle, celle-là. D'autres qui vont dire, attends, mais chacun est différent. On a... Comment expliquer ça ? Je ne peux pas dire que le vrai amour... En fait, je pense qu'on peut vivre ce vrai amour tout en se respectant.
154:27
c'est primordial surtout tout en se respectant c'est surtout on se respecte et ensuite on vit l'amour oui la charité bien ordonnée commence par soi-même oui mais souvent on croit qu'on aime on croit que d'aimer l'autre c'est de se priver de quelque chose il ne faut pas se priver il faut vivre ton amour pour l'autre mais tout en faisant ce qu'on a envie au moment où on a envie et ça c'est quelque chose que je me suis rendue compte je n'étais pas Je n'avais pas pris conscience de ça.
154:58
On pouvait aimer tout en étant libre.
155:03
Tout en étant libre.
155:04
Voilà, tout à fait. Aujourd'hui, je peux lui dire, voilà, moi je regarde un film aujourd'hui, maintenant, alors si tu as besoin de manger, si tu dois réparer ton repas, tu vas le faire. Moi, je regarde un film maintenant. Avant, jamais j'aurais fait ça.
155:20
Mais est-ce que vous vous l'autorisez aujourd'hui parce qu'il a quand même des tas de choses à se faire pardonner ?
155:25
Non, non, non, non, non, non, non, non, je ne vais pas dans ce sens-là, je ne pense même pas à ça.
155:32
Oui, non, c'est le travail que vous avez fait sur vous-même, c'est ça. Il fallait que vous vous affranchissiez et que vous vous sentiez libre dans votre couple.
155:39
Voilà, c'est reprendre ma place, reprendre sa place en tant qu'humain, en tant qu'adulte, en tant que femme, en tant que... Voilà, en fait, moi j'ai vécu comme à l'époque qu'on a fait, l'homme, il a le droit de faire ce qu'il veut, ou je ne sais pas, je ne sais pas si c'est ça, je pense que quand même, à 73 ans, j'ai encore cette espèce de chatte, de plomb qu'on a été éduquée de cette manière aussi peut-être.
156:05
Merci Isabelle parce que je voulais vérifier pendant l'émission parce que je ne trouvais pas le terme exact au 73921 qui me fait remarquer que c'est la journée internationale des droits de la femme et non pas la journée de la femme et elle a bien raison Isabelle, merci beaucoup je savais que j'étais à côté mais je ne peux pas vérifier pendant que je suis à l'antenne évidemment puisque je suis avec les auditeurs journée internationale des droits de la femme un grand merci Isabelle de me le faire remarquer effectivement, en ce jour où les femmes sont à l'honneur et ce serait bien qu'elles le soient d'ailleurs tous les jours.
156:38
Ça, c'est important aussi de ne pas l'oublier.
156:42
Oui Marie ?
156:44
Pardon ? Dites-moi ?
156:46
Non, non, non, je le disais, on s'oublie, c'est vrai, en tant que femme. C'est-à-dire qu'on a une culture comme ça aussi. Il y a nos ancêtres qui nous ont... inconsciemment, on nous a mis ça, on porte ça, on porte ça, on porte ça. Et c'est difficile, ça, de se débarrasser de tout ça. Et c'est là qu'il faut faire un travail sur soi, il faut prendre conscience, on va dans...
157:16
Ce qui est beau dans votre parcours aussi, Marilyn, c'est que vous avez fait ce travail tardivement. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'âge pour changer, il n'y a pas d'âge pour s'améliorer, il n'y a pas d'âge pour grandir.
157:27
C'est ce message que j'aimerais envoyer aux femmes. Il n'y a pas d'âge. À tout âge. On a toujours quelque chose à faire, à refaire. Moi, ça, c'est comme si j'ai pris un autre chemin.
157:39
un autre chemin de la vie et c'est là que je voudrais justement j'aimerais accompagner les femmes et me lancer dans cet accompagnement pour montrer aux gens qu'à 73 ans on a encore des projets on peut encore amener des choses sur cette terre à des personnes voilà c'est ça aussi j'aimerais envoyer ce message là il n'y a pas d'âge pour se réinventer parce que vous avez 63 ans quand même puis vous léguer aussi il y a une belle transmission là avec vos filles dans votre parcours là Ah oui, j'espère, j'espère, j'espère.
158:12
Merci beaucoup, Marilyn, de votre bonne humeur et de votre éclairage sur l'infidélité. Un grand merci à vous, Marilyn, et puis je vous souhaite évidemment de belles consultations et une bonne continuation, bien sûr.
158:27
Voilà, merci, merci beaucoup.
158:29
Merci beaucoup, Marilyn, d'avoir été avec nous sur l'antenne d'Europe 1 ce soir. Merci, au revoir. Merci, au revoir.
158:36
Merci de votre fidélité à la libre antenne d'Europa. On se retrouve lundi dès 22h15 jusqu'à 1h du matin en direct. D'ici là, passez un très beau week-end et prenez soin de vous, des autres et du monde.